Au Japon, une enquête est ouverte contre le site pirate Mangamura

Fasseur Barbara - 15.05.2018

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Le Japon avait prévenu, il améliorera la protection des droits d'auteur et en particulier pour les industries du manga et des anime. Depuis le mois de mars, les réformes s’enchaînent dans ce sens. Après s’être engagé à bloquer l’accès des internautes aux sites au mois d’avril, c’est une chasse à l’homme qui est maintenant lancée pour retrouver les opérateurs de l’un des plus gros sites pirates du pays, Mangamura.


Kapow
(Rem-Zel, CC, BY 2.0)

L’an dernier, plusieurs maisons d’édition de manga japonaises ont porté plainte pour violation des droits d’auteur et souhaitent donc que les pirates à la tête de Mangamura soient appréhendés afin de passer devant la justice. La police de la préfecture de Fukuoka a donc lancé une enquête, soutenue et suivie par d’autres agents des forces publiques japonaises.

D’après le site Mainichi, les autorités sont à la recherche des différents acteurs du site, dont son développeur. Pour le moment, le propriétaire du domaine du site Mangamura reste difficile à localiser. Le site appartiendrait à une entreprise basée aux Seychelles dans l’océan Indien. Mais quand on y regarde de plus près, certains autres sites de cette même compagnie ont mené les enquêteurs à une seconde entreprise, américaine cette fois, appartenant à un japonais possiblement impliqué dans le site pirate.

En mars dernier, Yoshihide Suga, le Secrétaire général du Cabinet du Japon, annonçait que le gouvernement comptait mettre en place des mesures pour empêcher l’accès aux sites pirates portant atteinte aux droits d'auteur et en particulier ceux concernant les manga et les anime.

Un mois plus tard, le 13 avril, le gouvernement présentait des mesures d’urgence de blocage en s’assurant la coopération des fournisseurs d’accès internet du pays, dont NTT. Les trois sites leader Mangamura, AniTube ! et Miomio ont ainsi été bloqués malgré un mouvement de protestation. Lancé en janvier 2016, le Mangamura accueillait plus de 100 millions de visiteurs par mois.

Une telle décision a éveillé bien des craintes. La Constitution japonaise et son Telecommunications Business Act ont tous deux des clauses empêchant la censure. Ainsi le blocage de ces sites bien qu'hébergeant du contenu pirate serait potentiellement illégal, tout comme le contrôle des accès aux sites qui relèverait d'une violation de la vie privée des internautes, contrôlant leurs données personnelles.
 

Manga : le gouvernement japonais peine
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Le site Mangamura hébergeait des exemplaires numériques illégaux de manga à succès disponibles à la lecture gratuitement. On y retrouve de grands titres comme Attack on Titan ou One Piece des maisons Kodansha Ltd, Shueisha Inc qui font partie des plaignants aux côtés de deux autres éditeurs nationaux. Ainsi les plaintes ont été déposées contre X au nom des mangakas qui sont les détenteurs de ces droits d’auteurs.

D’après l’Association de Distribution de Contenus à l’Étranger, le site Mangamura a été visité environ 620 millions de fois entre septembre 2017 et février 2018. Si l’on considère qu’une visite équivaut à la lecture d’un manga, l’Association estime que les dommages financiers d’une telle activité s’élèveraient à 319,2 milliards de yens sur cette période.

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