Bardot en 25 aquarelles de Manara, “travail le plus difficile de sa carrière”

Cécile Mazin - 05.05.2016

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Durant la journée du 12 juin, sera organisée par la Maison de vente Millon et les experts Alain Huberty et Marc Breyne une double vente. La Huberty & Breyne Gallery, située à Paris, accueille une fois de plus le dessinateur italien Milo Manara. Inspiré par Brigitte Bardot, le créateur a réalisé une série de 25 aquarelles qui seront mises en vente aux enchères à Paris et Bruxelles. Une partie de la vacation sera consacrée à la dispersion de ces œuvres et la seconde à la dispersion d'une partie de la Collection de Monsieur R., rassemblant 120 planches originales, illustrations et dessins réalisés.

 

 

Milo Manara - BB Bracciale - Aquarelles sur papier - 2015 © Milo Manara / © courtesy Millon

 

 

 

La galerie Huberty & Breyne précise à ActuaLitté « qu’à l’origine de ce projet, c’est un faisceau de rencontres et de connaissances respectives. Alexandre Millon est en relation avec la Fondation Bardot, et nous travaillons en exclusivité avec Milo Manara. Ils ont été mis en contact, pour aboutir à ces magnifiques aquarelles ». 

 

Le dessinateur assurait même avoir réalisé « le travail le plus difficile de sa carrière, parce que Brigitte Bardot, d’abord, n’avait jamais accepté une pareille réalisation. Ensuite, parce que, pour capter ses expressions, et la représenter, elle n’avait jamais deux fois le même visage. »

 

Chacun des dessins a été signé au dos, avec une marguerite à sept pétales, « qui est la marque de Brigitte Bardot : c’est une manière pour elle, en effeuillant la marguerite, de dire “Je t’aime”. Et en même temps de valider chacune des aquarelles ».  

 

Un mythe pour toute une génération, une Bardot de légende

 

« C’est la première fois depuis Aslan, dans les années 80, que Brigitte Bardot autorise un artiste à travailler son image. On parle tout de même de la femme qui instantanément a personnifié la féminité impulsive et libre à travers le monde entier », indique Alexandre Millon, commissaire priseur. « Heureusement, Milo Manara s’impose à l’évidence comme l’artiste incarné de la sensualité dessinée. »

 

« Ce n’est pas non plus dans mes habitudes de réaliser des portraits », précise l’intéressé. S’il a décidé de faire une exception, c’est pour rendre hommage à une femme qui l’a bouleversé quand elle est apparue sur les écrans de cinéma au milieu des années 50. 

 

 

 

« Pour quelqu’un de mon âge, mais aussi — je crois — pour les générations postérieures, Brigitte Bardot constitue un mythe. Avant elle, la femme idéale était incarnée par Marilyn Monroe. Madame Bardot a vraiment proposé un nouveau modèle de femme, libérée, sauvage, fière. Bien sûr, Forest s’est inspiré d’elle pour créer son héroïne Barbarella. »

 

Manara ne tarit pas d’éloges : « Elle possède une beauté très originale. Dans son visage, j’ai trouvé des détails très particuliers ». Ils lui ont d’ailleurs valu des mésaventures dont il est le premier à rire. « J’ai découvert qu’elle était très difficile à dessiner », s’amuse-t-il. 

 

Et d’ajouter : « Mes premiers essais n’étaient pas ressemblants et, comme j’utilisais l’aquarelle, je ne pouvais pas corriger ! Pour trouver le vrai esprit Bardot, j’ai été obligé de recommencer plusieurs fois certaines peintures. Oui, ça a été plus long que ce que j’avais imaginé... mais cette difficulté m’a rendu joyeux, j’ai beaucoup aimé la dessiner ! »