Barnes & Noble boude un DC en pleine résurrection

Clément Solym - 10.10.2011

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Avec ses 52 titres relancés, l'éditeur américain de comics, DC, a fait fort. Et pour la première fois depuis un bon moment, il s'est placé en septembre en tête des ventes de comics sur un mois.

Au niveau des recettes, il a dépassé Marvel de peu, prenant 35,74 % de part de marché contre 35,37 %, mais au niveau des ventes en volume l'écart s'est creusé avec 43,04 % de part de marché pour DC contre 37,88 % pour Marvel (soit plus de 5 % d'écart). Au niveau des meilleures ventes, les titres DC se distinguent avec 8 d'entre eux dans le classement des 10 ouvrages les plus vendus. Les 7 premières places de ce classement étant occupées par des titres DC.

 


Cela dit, il ne faut pas oublier que les libraires pourront retourner les exemplaires invendus des 52 titres relancés. Ces retours devraient avoir lieu en décembre et permettre de nuancer un peu les excellents résultats de DC. De plus, Barnes & Noble a décidé de retirer des titres DC de ses magasins et cela risque d'être un coup dur pour l'éditeur.

On se souviendra que DC avait conclu un accord d'exclusivité avec Amazon (pour son Kindle Fire) sur une centaine de titres (en version numérique) de son fonds de catalogue. Le cybermarchand avait alors mis en place comme à son habitude une politique tarifaire agressive en proposant certains de ces titres à presque moitié prix et les autres à 9,99 $. Bien évidemment, cet accord n'a pas été du goût de tout le monde et n'a particulièrement pas été apprécié par Barnes & Noble qui a perdu ainsi l'opportunité de voir ces titres sur son Nook.

 


L'enseigne a donc décidé que les titres concernés par l'accord Amazon/DC ne seraient plus proposés dans ses 705 magasins (pour l'heure, il semblerait qu'ils soient toujours proposés sur le site internet du libraire).

 

Barnes & Noble va certainement perdre quelques ventes dans l'affaire, d'autant plus qu'il est très probable que l'accord entre Amazon et DC s'étendent jusqu'après les fêtes de fin d'année.

 

Le libraire cherche certainement à faire de DC un exemple adressé aux autres éditeurs qui envisageraient de passer un accord d'exclusivité (sur le numérique) avec Amazon. Avec ce mouvement de Barnes & Noble juste avant la période cruciale des fêtes, DC pourrait bien perdre sa position à peine acquise de leader.