Beast 2 Amrath, la reine sauvage : entre bêtes et animaux

Clément Solym - 07.06.2009

Manga/BD/comics - Univers BD - Beasat - Amrath - reine


Pioncer sur une raie manta qui vole, se faire réveiller par les léchouilles d’un clébard aux yeux d’opales, chevaucher une panthère tigre, c’est assez original. Si l’on y ajoute l’aigle maître des cieux et le bifide, autant que perfide cobra – ou assimilé – alors, le portrait des divinités de cette série est plutôt bien dressé.

Cinq élus, vivant aux côtés de ces dieux animaux. Mais deux camps se sont formés autour de l’incarnation de la déesse-mère : au sein d’une planète ravagée, les luttes s’intensifient et le combat pour la préservation de cette intrigante jeune fille resserre les liens de ceux qui jadis furent ennemis. « C’est le temps de la guerre, non de l’amour. »

Acculés vers la cité hybride, hommes, animaux, tous combattants, affrontent les troupes que l’Ancien dirige, avec les conseils du Serpent. Tuer l’incarnation de la déesse-mère est devenu une priorité.

Sauf qu’après le tome 1 Beast, Yunze, le Dieu gardien qui nous avait bien aguichés, ce volume nous enfonce dans des rivalités et des conflits où l’on se sent un poil canin dépassé. Car si les scènes de combat ne manquent pas dans un tome très rapide, on passe à côté d’un scénario qui s’amenuise. Ou plutôt, qui ne se laisse pas vraiment le temps du développement. Bilan des courses, on savoure de bonnes pages où ça castagne, mais de l’autre côté ça avance pas des masses.


D’ailleurs, si dans le tome suivant on pouvait avoir une belle double page bien épique dans un face à face, armée contre armée ou en tête à tête, ça ne gâcherait rien. Enfin, on propose, nous, et Guerrero fera ce qu’il veut. N’est-ce pas ?

Avec un rythme tonique et un découpage qui reste classique, on ne s’étonnera cependant pas que les relations humaines virent un brin – léger – vers les intrigues amoureuses, mais bien imbriquées dans les conflits et rivalités qui opposent les élus malgré tout.

Critique que l’on vous rapporte d’autre part et qui n’implique que ceux qui la défendent. Car, les amateurs de fantastique trouveront encore une fois que Lombard à 10 ou 20 ans de retard sur ce genre, mais après tout, quand c’est bon, on en redemande. La saga se poursuit peut-être avec un souffle qui ralentit durant ce tome, mais l’aventure est au rendez-vous. À suivre, définitivement.

Beast 2 Amrath, la reine sauvage, publié chez Le Lombar, par Guerrero (dessin) et Cheilan (scénario) pour 13,50 euros. Petite augmentation, le précédent tome en valait 13 €...