Black Jack claque violemment la porte de Kôdansha

Clément Solym - 27.04.2012

Manga/BD/comics - Univers Manga - black jack - kodansha - Shogakukan


Dites Sayonara à Black Jack chez Kodansha. Personnage phare de l'univers d'Osamu Tezuka, le Scarface de la chirurgie cesse d'être publié sur un de ses préquelle. On vient d'apprendre via Anime Network que mangaka Shuho Sato, chargé du grand come-back, annonçait sur Twitter qu'il jetait l'éponge.

 

L'auteur d'invoquer le « peu de cas fait envers sa personne », pour justifier un arrêt de la collaboration avec la plus grande maison d'édition du Japon. Dans le même message, on apprenait que Sato avait reçu les documents de la part de l'éditeur confirmant la cessation contractuelle. Un coup de tampon émanant du rédacteur en chef de Morning, magazine dans lequel sa série était publiée jusqu'alors.

 

Premier tome de Say Hello to Black Jack

à retrouver dans notre librairie

 

De fait, la série perd son diffuseur, et plutôt amer, le dessinateur d'appeler les lecteurs à constater que les mangas non retournés chez l'éditeur seraient des copies illégales passées le 20 mai.

 

Si la série avait été menée à son terme depuis plusieurs années sous le nom de Say Hello to Black Jack, une suite reprenait le parcours du jeune chirurgien là où il s'arrêtait dans la première série. Mais cette fois, publiée chez Shogakukan, concurrent direct de Kôdansha, avec une exception notable.

 

Coup de gueule et autoédition

 

Sato dispose des droits intégraux sur cette deuxième série. À l'instar d'un autre personnage de Tezuka, Astro Boy, cette nouvelle franchise évoquait le personnage avant les évènements narrés dans le manga originel sur fond de crise du monde hospitalier nippon.

 

Un coup de gueule dont est coutumier l'auteur. Par le passé, l'auteur a souvent évoqué la situation financière des dessinateurs de bande dessinée et affiché le bilan comptable de son magazine. En 2010, l'auteur s'était fâché avec son deuxième éditeur, Shogakukan.  Sato avait refusé de réaliser l'illustration de la couverture du dernier volume  de New Say Hello to Black Jack, déclarant que les éditeurs ne rémunéraient pas les artistes pour ce travail, et qu'il n'y avait pas de raison de le faire à titre gracieux pour une autre compagnie.

 

Redevenu libre, au détriment des lecteurs, Sato devrait poursuivre sa politique de vente des mangas dont il dispose des droits via son site d'autopublication MangaOnWeb.