Black Op, tome 4 : Desberg et Labiano contre la mafia

Clément Solym - 26.04.2008

Manga/BD/comics - Univers BD - Black - OP - Dargaud


Black Op a sorti son quatrième opus et le moins que l'on puisse dire... on ne va pas hésiter vraiment à vous le confier. Commençons par les bonnes choses : alors que Floyd, employé des services secrets américains, en l'occurrence la CIA, commence à trouver que ça sent le roussi pour son avenir, au sein de la boîte, certes, mais pour son existence en général également. Amoureux fou de Lovna, cette immigrée d'Europe de l'Est, FLoyd envisage clairement de se tirer le plus loin possible de ses anciens amis tout autant que de ses nouveaux ennemis. En tentant d'éradiquer le pouvoir du gouvernement russe, la CIA a en effet réussi à conforter celui de la mafia. Ce que le KGB digère très mal. Mais après tout, il est vrai que la nourriture occidentale n'est pas toujours des plus légères.

Hmm... Tout d'abord, je n'aime pas dire du mal des gens et encore moins de leur travail, quand je ne les connais pas. D'autant plus que tout est loin d'être raté. Mais définitivement, le dessin d'Hugues Labiano..., il ne passe pas. Ce mélange de proportions mal fichues et de traits irréguliers se prête mal à une BD qui se veut réaliste et immersive. C'est con à dire, mais ce n'est pas ce genre de titre qui s'accommoderait le mieux d'un tel dessin. Après les décors, c'est plutôt réussi, même si ça ne casse pas trois pattes à un coin-coin...

Quant au travail scénaristique de Stéphen Desberg, avouons en toute humilité qu'il a fallu replonger dans les précédents tomes pour... parvenir à faire un lien. Bon après-coup, la mémoire accusait quelques trous. Sauf que ça commence à s'épaissir un peu plus, à multiplier les forces et les rivalités en présence. Pour finalement pas grand-chose. Si. La mort d'un proche de Floyd à la fin de l'album.


En somme, l'avis reste très mitigé. Très, très, très... Pour tenter de le dire mieux, en découvrant cette BD — et ce dernier tome — dans les étals d'une librairie, on la feuillette, on la repose et on passe à autre chose. Mais si les trois premiers volumes vous ont conquis, alors... appelez-moi, faut qu'on en parle. Blague à part, dans cette hypothèse, ne vous privez cependant pas. Personnellement l'histoire ne m'a pas beaucoup ému depuis ses débuts. Le tome 4 ne me laissait guère d'espoirs. Et à 13 €, il ne me fait pas vraiment envie.

Enfin, une bonne nouvelle attend le chaland qui se déciderait à acheter les trois premiers tomes : 6 € lui seront remboursés, soit 2 € par tome, jusqu'au 31 mai.