Bollée, Aymond, Goepfert, Griffo : L'ultime chimère, T2, L'île

Clément Solym - 26.10.2008

Manga/BD/comics - Univers BD - ultime - chimere - ile


La flèche qui blessa Dieu lui-même, tirée par le chasseur le plus célèbre de tous les temps, Nemrod, devenue un objet de convoitise plus sidérant que le Saint Graal lui-même… Rien n’a réellement changé dans la station spatiale Haddeni, siège de la puissante entreprise Witzler. Nous sommes en 2129 et dans l’une des cabines d’observation, le patient 1167, âgé de 167 ans est toujours sous contrôle, apportant plus de questions que de réponses aux instances médicales.

Pourquoi rêve-t-il sans cesse d’un berger tout droit tiré d’un récit de l’Ancien Testament ? Et que représentent cet aigle et cette flèche, dans laquelle tous souhaiteraient voir l’existence avérée de cet artefact mythique tiré par Nemrod ? Et ce nouveau retour dans l’histoire de la flèche nous mènera cette fois sur un bateau à aube, en plein milieu de la Méditerranée, en 1827.

Direction une épave échouée non loin d’une étrange île. Tout un troupeau de scientifiques se sont réunis pour des observations et des études de la topographie… Mais bien sûr, comme dans tout labyrinthe, un Minotaure garde jalousement les secrets de son dédale…


Décidément, cette série ne manque pas de rebondissements. Après un premier tome accrocheur en diable et particulièrement séduisant, ce deuxième volume creuse encore l’histoire intrigante d’un objet mystérieux et convoité. Des hommes prêts à tout risquer, des gardiens étranges et une flèche qui traverse les âges : tout est bon dans le cochon, et de ce genre de cochonnaille, on en redemande.

Jouissant d’un scénario captivant, et d’un dessin, bon, pas toujours le plus adapté, mais exempt de défauts majeurs, on poursuit l’aventure avec plaisir pour découvrir d’où vient la fameuse flèche et quel sera son avenir dans les mains des hommes. Le quatuor qui alterne les pages au sein même de la BD ne dénature absolument rien, pas plus que les changements de dessinateurs n’altèrent la cohésion de l’ensemble.

Définitivement un bon titre, L’ultime chimère n’a pas fini de nous étonner, et clairement, on adore, au-delà de quelques pains dans les dessins. C'est disponible chez Glénat pour 12,50 €.