Brassens dans les étoiles, ou la science devenue poésie

Nicolas Gary - 27.08.2015

Manga/BD/comics - Univers BD - George Brassens - mort Pan - espace étoiles planètes


Ah, George. Le père Brassens n’a pas fini de faire rêver des générations – et qu’enragent certains d’entre eux. Boulet fait partie de ceux que les chansons de l’homme à enterrer en plage de Sète ont pu énerver. Enfin, une en particulier : Le grand pan. Pourquoi ? Il le raconte dans un webcomics touchant. 

 

 

 

Quand Pan règnait sur la Terre, les ivrognes étaient bénis. Et puis, comme le chante Brassens, tout a changé, d’un coup, d’un seul...

Mais se touchant le crâne, en criant « J’ai trouvé »

La bande au professeur Nimbus est arrivée

Qui s’est mise à frapper les cieux d’alignement,

Chasser les Dieux du Firmament.

 

Et puis, conclut le poète, grattant sa guitare 

[...]

Mais la tombe est hélas la dernière demeure. 

Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent. 

La mort est naturelle, et le grand Pan est mort. 

 

 

 

Pas du goût de Boulet, qui nous raconte ces cieux frappés d’alignement, « les abîmes obscurs du néant, plongées dans un silence éternel »... et un peu plus bas sur terre « moi à 17 ans, avec mon télescope et mon Ciet & Espace ».

 

Et voici que dans une conversation avec George s’instaure, où le dessinateur défend la poésie que la science a su dégager, en découvrant ces milliards de mondes. Partis dans un périple intersidéral, les deux bonshommes, et Boulet devise. On joue Dante et Virgile, mais loin de l’Enfer ou du Parafis...

 

Brassens dans le cosmos, à retrouver sur son site


Pour approfondir

Editeur : Gallimard
Genre : musique
Total pages : 128
Traducteur :
ISBN : 9782070442430

Brassens

de Deroudille, Clémentine

Artiste libre et généreux, Georges Brassens a créé un style unique, sculpté autour de mélodies simples et de textes qui sont autant de chef d'oeuvres poétiques. Féru de littérature, il a vécu la tête dans les livres, à lire et relire Villon, Victor Hugo, Apollinaire, Paul Fort... Celui que l'on disait piètre musicien était un compositeur admiré des plus grands jazzmen. Né à Sète en 1921, ses idoles de jeunesse s'appellent Ray Ventura, Vincent Scotto et Charles Trenet. Brassens s'installe à Paris en 1940. Un temps ouvrier , il publie des poèmes à compte d'auteur. Envoyé au STO en Allemagne en 1943, il profite d'une permission pour déserter. Il trouve refuge chez Jeanne Le Bonniec, impasse Florimont à Paris, à laquelle il dédiera sa chansons Chez Jeanne. Il se consacre alors à l'écriture de poèmes et chansons. Découvert par Patachou et Jacques Canetti, il donne son premier récital à Bobino en 1953. Dès lors, il enchaîne enregistrements et tournées et devient la figure emblématique de la chanson rive gauche. Après 25 ans de carrière et de succès, 20 millions de disques vendus entre 1953 et 1981, c'est à Bobino, sa salle fétiche, qu'il donnera son dernier concert, en 1977. La simplicité de l'homme à la célèbre moustache en a fait un des artistes les plus aimés. Son répertoire trace un portrait acerbe et tendre à la fois de ses contemporains. Aujourd'hui encore, ses chansons sont reprises par des artistes du monde entier, et ses textes étudiés et commentés. L'iconographie : en partie inédite grâce à l'accès aux archives de Serge Cazzani, neveu de Brassens, aux archives de Pierre Onteniente, dit Gibraltar, son secrétaire, à celles de René Fallet, l'un de ses plus proches amis: photos, manuscrits, partitions, carnets intimes...

J'achète ce livre grand format à 14.80 €