Changement de vi(ll)e pour la némésis de Spider-Man

Clément Solym - 04.09.2012

Manga/BD/comics - Comics - spider man - venom - marvel


L'évènement serait anecdotique s'il ne concernait pas un des antihéros les plus sombres de l'univers Marvel. Venom, incarnation sauvage des méchants de comics, va se déplacer de New York à Philadelphie. Remplacement d'une jungle urbaine par une autre ? Rien n'est moins sûr. Dans de ce périple, le scénariste Cullen Bunn souhaite renouveler la psychologie de la tarentule et pourrait préparer un véritable chemin de Compostelle.

 

« Il essaye maintenant de faire les choses justes. Redécouvrir ce que cela signifie d'être un héros, et il chercher un nouveau départ », explique le scénariste. Pas simple, quand la dernière incarnation du monstre a tout perdu dans l'alcoolisme.

 

Entité parasite, l'araignée noire aura été incarnée par différents truands et criminels depuis une trentaine d'années. D'abord sous les traits nuancés d'Eddie Brock, sociopathe qui se découvre sur certains cycles malade d'un cancer, d'autres fois sous les aspects d'une justice expéditive. Venom est la marque de fabrique d'une icône souvent maléfique, victime plus ou moins consentante d'un parasitage. Celle d'un personnage qui mélange justice, meurtre et vengeance comme un vilain contre-pied à celui de Spider-Man. 

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Dernièrement, c'est Flash, un vétéran de la guerre d'Irak et privé de ses deux jambes, qui endossait le surplis. Héros fatigué, pris au piège d'un collectif de super antihéros, l'homme tournait son regard plus au sud pour retrouver une existence. Vers Philadelphie et une possible renaissance. Le choix n'est pas anodin à plus d'un titre. Par son étymologie d'abord, le nom de la ville rappelle l'amour fraternel et esquisse une planche de salut. Un motif récurrent dans l'histoire de Brock, premier hôte de Venom qui multipliait les crises spirituelles sur fond de vengeance sur Spidey.

 

Plus terre-à-terre, la ville de Philadelphie ne comportait jusque-là pas de super héros installé pour de bon. L'envoi là-bas de l'araignée aux grandes dents prend les allures d'un pari éditorial inédit. Pour l'heure, seules Los Angeles et New York foisonnent de mutants et autres parangons de vertu masqués L'essai est également motivé par les origines de l'éditeur, Tom Brennan, diplômé de l'université locale et dont la mère y réside encore. Pour démarrer ce nouvel arc narratif dans « Philly », comme disent les Américains, le scénariste s'est rendu plusieurs fois sur place pour s'imprégner des spécificités culturelles : les lieux typiques, le voisinage, les légendes et l'histoire joueront un rôle important dans le livre ».

 

Cette métamorphose est à retrouver dans Venom n°28 le 19 décembre dans les librairies américaines ou en format digital.

 

 

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