Comics papier et numérique : une relation 'symbiotique' dans les ventes

Nicolas Gary - 05.05.2013

Manga/BD/comics - Comics - Free Comic Day - Etats-Unis - comics


Le lancement de la première opération en France, 48h BD, a montré que le public manifestait un certain intérêt pour des campagnes de communications spécifiques. Or, cette manifestation a été largement inspirée du Free Comic Book Day, initiative américaine, qui se déroule ce week-end. L'effervescence est de mise, autour d'un marché du comics qui profite d'une réelle dynamique ces derniers mois.

 

 

 

 

C'est qu'une réalité s‘impose : les ventes de comics imprimés ont augmenté, durant l'année 2012, de 60 millions $ - soit 474,6 millions $, contre 414 en 2011, et 310,6 en 2003, rapporte l'Associated Press. Or, durant cette même année, les ventes de comics en numérique ont triplé, passant de 25 à 75 millions $. Une situation confortable pour les éditeurs, mais qui semble démontrer qu'avec des idées fortes, les deux formats cohabitent aisément, voire profitent l'un de l'autre. 

 

Chez DC Comics, pour exemple, avant septembre 2011, les sorties numériques ne coïncidaient pas avec les mises en place d'imprimés. Et Dan DiDio, de chez DC explique que la maison a beaucoup travaillé pour parvenir à corriger le tir. Et du côté des revendeurs, on apprécie beaucoup. 

 

Le Free Comic Book Day fut inauguré en 2002, et 4,6 millions de titres furent proposés durant toute la journée du 4 mai. Des nouveautés, en abondance, et d'autres choses encore, pour inciter le public à revenir dans les boutiques physiques, et découvrir les offres. 

 

 

Le Free Comic Book Day, mais qu'est-ce ?

 

 

Pourtant, la croissance numérique est bien là. Pour John Jackson Miller, qui possède le site Comichron, l'impact du numérique sur l'imprimé, et inversement, est incontestablement positif. Et Dan DiDio confirme : « Nous n'avons pas assisté à un mouvement de vases communicants entre l'imprimé et le numérique. » Autrement dit, le secteur est en croissance, au travers des deux formats. 

 

Pour l'éditeur, l'une des hypothèses serait que de nouveaux publics, découvrant sur grand écran un des héros de ces albums, se précipitent sur la version numérique pour découvrir, et finalement, décident d'acheter l'imprimé. On parlerait alors presque, non sans un certain enthousiasme, de relation « symbiotique » - à la manière d'un Venom ?

 

« L'ultime dispositif de lecture mobile, c'est le comics, et pas un appareil de lecture », ajoute Dan Buckley, éditeur et président de la section Imprimé, animation et numérique chez Marvel Worldwide Inc. « Ils se nourrissent l'un de l'autre. »

 

D'ailleurs, le site internet de la manifestation joue pleinement le jeu de cette dualité, et propose, pour plusieurs titres, de télécharger directement un extrait de l'oeuvre. 

 

La parole à l'acteur qui incarne sur grand écran The Wolverine, Hugh Jackman :