Crunchyroll franchit la barre des 100.000 abonnés

Clément Solym - 11.09.2012

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Un chiffre qui prouve bien qu'offre légale et fichier numérique peuvent fonctionner quand les services sont bien conçus. La plateforme d'animation consultable en ligne comptabilise désormais cent mille adhérents dans sa formule payante et huit millions en accès libre.

 

Le chiffre est particulièrement colossal lorsqu'on le remet en perspective avec les résultats de l'année dernière. Il y a moins d'un an, TV Tokyo, investisseur de Crunchyroll annonçait un total de 70.000 abonnements. Depuis, son PDG et cofondateur, Kun Gao, s'est lancé dans l'adaptation multiformats, à savoir : iOS, Android, Windows ou encore Google TV. Dernièrement, c'était autour de la console de salon Sony de disposer d'une application de lecture.

 

 

Aujourd'hui, quatre animés sur cinq diffusés à la télévision japonaise le sont le même jour et en haute définition sur la plateforme. Et le patron de la firme californienne de résumer : « Nous avons légitimé et "iTunifié" le secteur de l'animé ».

 

Une réussite pas si évidente à envisager lorsque l'on se replonge quelques années en arrière à l'heure de la traduction massive et bénévole de séries licenciées ou non. À ses débuts, la firme profite même de cet engouement. Reprenant une ergonomie et des services semblables à YouTube, elle permet un temps de charger du contenu non licencié. Avant de changer radicalement de politique et d'effacer les utilisateurs ayant diffusé des contenus, licenciés ou non. Dans le même temps que les menaces, des distributeurs se font de plus en plus appuyées contre les internautes traducteurs, Crunchyroll démarre des partenariats avec la télévision japonaise.

 

Et finit par déjouer le principal argument des internautes : le délai d'attente entre la diffusion japonaise et la l'exploitation en dehors de l'archipel. À manier le bâton et proposer les séries traduites en même temps que leur prime diffusion, Crunchyroll démontre que la politique répressive n'était pas l'outil le plus adapté pour endiguer le téléchargement illégal d'animés, mais bien de répondre aux demandes.