Pennsylvanie : un élève renvoyé pour avoir rédigé un "Death Note"

Antoine Oury - 09.02.2015

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Le manga écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata, publié en 2003, n'a pas fini d'effrayer les directeurs d'établissements scolaires : Death Note vient de faire une victime. Un élève de CM2 (5th grade) a été provisoirement exclu d'une école de l'État de Pennsylvanie pour avoir inscrit le nom de 6 de ses camarades dans un carnet qui s'inspire de celui du manga.

 


Death Note cosplay

Cosplay Death Note à Osaka, en 2014 (Japanexperterna.se, CC BY-SA 2.0)

 

 

Dans Death Note, un adolescent découvre un mystérieux carnet, qui a le pouvoir de faire mourir toute personne dont le nom est inscrit sur ses pages. Le jeune homme décide de s'en servir pour faire disparaître les différents meurtriers qui apparaissent aux informations, mais tout est évidemment plus compliqué que cela...

 

Un élève de CM2 à l'école élémentaire Stewart, lecteur du manga, a décidé d'inscrire les noms de 6 de ses camarades dans un carnet, avant de le cacher dans un mur de l'établissement. « Après enquête, nous avons découvert qu'il était inspiré de Death Note », signale l'intendant Shannon Wagner. L'élève a été provisoirement renvoyé de l'établissement, et des sanctions pourraient intervenir après une réunion, aujourd'hui même.

 

Dès 2009, un établissement scolaire de l'Oklahoma était confronté au même problème : deux élèves avaient rédigé un Death Note, en précisant la façon dont les deux autres élèves visés devaient mourir. Les mangas font dès lors l'objet d'une censure sans précédent, dans les établissements scolaires : en Chine, l'école de la ville de Shenyang l'avait banni en 2005.

 

Les inquiétudes avaient pris un tour plus morbide après un meurtre commis en Belgique en 2007 : 4 personnes avaient été arrêtées, 3 ans plus tard, et s'étaient inspirées du manga jusqu'à l'extrême. En avril 2013, c'est l'organisation des parents du district de l'Oural qui sollicitait Vladimir Poutine pour interdire le manga, pointé pour l'influence morbide qu'il exercerait sur les adolescents.

 

Aux États-Unis, les associations de bibliothécaires ont largement soutenu la série de titres, et se sont prononcées à de nombreuses reprises contre la censure qui pourrait s'exercer un peu rapidement.