Dépenses, orientation : la BD à Angoulême sous de meilleurs auspices

Florent D. - 19.01.2017

Manga/BD/comics - Univers BD - Festival BD association - Angoulême FIBD organisation - ministère Culture BD


La renaissance du Festival d’Angoulême, après les menaces de boycott des principaux éditeurs BD, est passée par une première phase de médiation, sous le regard du ministère de la Culture. Jacques Renard, le médiateur, avait présenté en février 2016 un projet, articulé autour d’une nouvelle stratégie. La première brique approche.

 

Exposition Calvin et Hobbes

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Le constat était simple, « son développement [a été] entravé par des dysfonctionnements d’origine diverse, que les efforts modérateurs de l’État, notamment par la création d’un comité des financeurs publics et la stabilisation de l’assise financière de l’événement, n’ont pu entièrement conjurer ». Le commentaire de Fleur Pellerin, alors installée à Valois, était clair.

 

Tout devait bouger, et ce, pour rectifier l’ensemble des erreurs, des faux pas, ou des grosses bourdes déplorées. Au menu, étaient programmés un « profond changement de gouvernance du festival », mais également « la clarification de la ligne éditoriale et artistique ». La constitution d’une association est désormais entrée en vigueur, adoptée par les parties concernées ce 18 janvier.

 

Dans un communiqué, le ministère de la Culture pose d’ailleurs le programme.

 

Les collectivités publiques et les organisations professionnelles concernées ont acté aujourd'hui la création de « l'association pour le développement de la bande dessinée à Angoulême ». Cet engagement signé est le fruit de la médiation confiée par Audrey Azoulay, ministre de la Culture et de la Communication, à Jacques Renard en avril dernier. Celui-ci a en effet préconisé une nécessaire réforme de la gouvernance du festival, dans le respect le plus absolu de son indépendance éditoriale.

 

Cette nouvelle association, qui sera une structure légère, permettra d'assurer une meilleure coordination et une meilleure implication des partenaires dans les orientations importantes du festival et dans l'utilisation des moyens financiers qui lui sont alloués.

 

Elle travaillera en concertation étroite avec la société 9eme Art+, qui assure l'organisation du festival ainsi qu'avec l'association du Festival International de la Bande Dessinée, qui est invitée à rejoindre la nouvelle association.

 

Par ailleurs, une convention d'objectifs et de moyens pluriannuelle, conclue entre l'association et 9eme Art+, sera mise en place en vue de l'édition 2018 du festival.

 

L’assemblée générale constitutive de l’association se tiendra en février, après délibération des assemblées constitutives des collectivités territoriales. Enfin, une conférence de presse aura lieu le mardi 31 janvier pour présenter l’association et son programme de travail.

 

Les organismes concernés sont :

 

L'Etat (ministère de la Culture et de la Communication)

La Ville d'Angoulême

La Communauté d'Agglomération du Grand Angoulême

Le Département de la Charente

La Région Nouvelle Aquitaine

Le syndicat national de l'édition

Le syndicat des éditeurs alternatifs

Le syndicat national des auteurs et des compositeurs

Les Etats Généraux de la Bande Dessinée

 

 

Audrey Azoulay avait rappelé, en octobre 2016, l’importance pour « la vitalité du territoire angoumoisin, le secteur de la bande dessinée et le rayonnement international de la France » du FIBD. En attendant que l’édition 2017 s’achève, une convention d’objectifs et de moyens devra être déployée en 2018.

 

Cette dernière aura pour mission de présenter « les objectifs que les collectivités publiques et les organisations professionnelles assignent à la manifestation ainsi que les moyens financiers alloués en conséquence ».