Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Depuis l'éclatement du bloc soviétique, les mafias se partagent l'Europe

Florent D. - 09.04.2014

Manga/BD/comics - Univers BD - mafia - ex-URSS - parrains


C'est l'histoire d'une mafia et de tatouages, avec des communautés religieuses et ethniques. C'est aussi une histoire de prisons, et de vengeance, d'honneur et de gangs. Sur fond de Géorgie et d'expatriés, c'est l'aventure de Tariel, qui a passé huit années en prison. Et qui, à sa sortie, convoite désormais le titre de Vor, autrement dit, ‘Un voleur dans la loi'. Sauf que l'on ne plaisante pas avec la hiérarchie mafieuse, tout particulièrement quand se mêlent des criminels tchétchènes, arméniens et russes.

 

 

 

 

Le rendez-vous est à prendre en France : Tariel au sortir des quartiers de sécurité vient chercher son dû. Après son séjour à l'ombre, il mérite son titre honorifique. Évidemment, les choses ne vont jamais comme elles le devraient, et pour obtenir son poste, il faudra se rendre dans l'Hexagone pour régler quelques menus problèmes de concurrence. On est très libéral, dans la mafia, mais les lois antitrust, on les fait respecter avec un bloc de béton au pied, pour apprendre à nager. 

 

Mais les rivalités mafieuses ont du bon. Du très bon. D'abord parce que les visages émaciés de tueurs, ça a une gueule particulièrement jouissive. Ensuite, l'intrigue n'est pas particulièrement complexe, mais plonge dans des ramifications sans fin. Et pour ce premier tome - une trilogie est prévue - on se dit que finalement, il existe un monde de l'ombre dont on ignore à peu près tout, et qui semble pourtant diriger le monde. Ou presque… 

 

Tout cela n'est pas simple. L'histoire de Pierrat, mise en dessins par Burmeister est dense, et deux lectures ne seront pas de trop pour saisir l'ensemble des interactions, retenir les noms des personnages, et mieux comprendre qui doit tuer qui. Du muscle, des armes, des règlements de compte, où l'on n'hésite pas à sacrifier une Mercedes pour tuer quelqu'un… Mais si c'est bon pour l'industrie de l'automobile, alors, pourquoi pas ?

 

Le plus troublant est peut-être de découvrir que l'histoire est inspirée de faits réels…

 

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