Dessinateur cherche 56 planches originales, oubliées dans un train à Grenoble

Florent D. - 15.10.2016

Manga/BD/comics - Univers BD - Gilbert Bouchard dessinateur - perte planches Grenoble - train planches oubliées


Rien de drôle dans cette histoire, quand on sait le temps qu’il faut à un dessinateur pour réaliser les planches d’un album. Gilbert Bouchard, dessinateur, travaillait sur son dernier livre, et comble d’étourderie, il a oublié une mallette avec ses planches dans le train, comme il partait vers Grenoble...

 

Gilbert Bouchard, en 2013

 

 

Le titre doit être publié dans le courant du mois de juin 2017, mais pour l’heure, la situation est plutôt préoccupante. Deux années de travail l’accompagnaient dans ce voyage : l’ensemble de ses dessins originaux sur Lesdiguières, militaire français du XVIᵉ siècle. En descendant du train, le dessinateur s’aperçoit, mais trop tard, qu’il a laissé sa mallette à sa place. 

 

Ce diable de Lesdiguières ne pourra pas paraître dans les temps, à moins que l’on ne remette la main sur les planches : la mallette contient les 56 crayonnés (fort heureusement scannées, le pire est donc évité), ainsi que 56 pages dessinées. L’appel est lancé à qui pourra bien l’entendre ; pour l’heure, les objets trouvés de la SNCF n’ont pas donné signe de vie. 

 

D’autant, souligne-t-il que des planches d’Astérix ou de Tintin pourraient avoir une valeur marchande immédiate, pour qui les trouverait. Mais en l’état, ses propres dessins auront à attendre quelques dizaines d’années avant que sa signature ne soit porteuse... Chez Glénat, ça ne doit pas être la joie.

 


 

 

En revanche, cette désagréable histoire n’est pas sans rappeler une parution récente, chez Grand Angle, signée Sylvain Runberg et Olivier Martin. Les deux auteurs racontaient dans Cases blanches, un magnifique – non, SOM-PTU-EUX ! – album, l’histoire d’un auteur de BD. Vincent Marbier, est passé de l’anonymat dans le secteur au succès avec un titre qui s’est vendu par palettes. 

 

Son éditeur savoure, parce que la situation économique n’était pas reluisante, mais surtout, on attend la suite avec impatience que le dessinateur produise le tome 2. Sauf que l’inspiration ne vient pas, pas du tout. Et pour tenter de s’en sortir, Vincent va mentir, honteusement, en assurant qu’il a perdu ses planches dans le TGV... Les coïncidences, parfois...