Docteur Du Ming, de Jing et Jinglong, chez Hua Shu

Clément Solym - 29.06.2008

Manga/BD/comics - Univers Manga - docteur - Du - Ming


Ça va encore hurler dans les foyers, de voir que nous avons classé cette BD chinoise dans la catégorie manga, mais enfin, la section BD regroupe bien souvent des créations européennes, et y adjoindre 'Docteur Du Ming', relève de la bêtise profonde. Alors, voilà.

Alors qu'il est encore étudiant, à rêvasser sur la terrasse de l'université, Du Ming rencontre une fille à la réputation de traînée, Zhang Qian. Ou plutôt rencontre une paire de seins avant de faire connaissance avec leur propriétaire. Intrigante et séduisante, auréolée de cette réputation - fausse, évidemment, et désolé pour cette absence de suspens - Zhang et Du vont sympathiser, et tomber amoureux sans oser se l'avouer.

Mais voilà, les études s'achèvent et Du Ming devient anesthésiste : ce diplôme, c'est un peu à Zhang Quian qu'il le doit. Le jeune médecin est alors chaviré lorsqu'il apprend qu'elle se serait suicidée. En parallèle, Wang Yao, jeune infirmière de l'hôpital, avec qui Du Ming s'entend bien, lui dévoile qu'elle a été violée dans son sommeil. Le docteur pourra-t-il tirer au clair ces deux affaires ?

Ce n'est clairement pas une révélation ou un talentueux exercice que ce one-shot. En fait, on constate au fil des planches un tas de détails qui ne vont pas du tout - proportions corporelles méchamment ratées essentiellement - qui gênent la lecture. Et à côté de ça, on a des morceaux étonnants et tout à fait convaincants. Bref, on oscille entre l'ire et la joie.

L'histoire, elle, ne manque pas de rebondissements, mais bon... les péripéties hospitalières, de vengeance et de flash-back n'ont pas non plus de quoi faire s'envoler les foules. Une séquence - p.78 - se compose uniquement de grognement, ce qui pourra amuser, mais pas forcément satisfaire. Pour adultes dans tous les cas, ce titre ne manque pas d'intérêt, sans pour autant être à conseiller les yeux fermés. Pour 10,95 €, le choix restera entre vos mains. C'est Casterman qui publie le titre dans sa collection Hua Shu.