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Du papier peint aux timbres, la fresque inédite de Peyo, Roba et Franquin

Florent D. - 12.06.2017

Manga/BD/comics - Univers BD - Peyo Roba Franquin - fresque dessins Marsupilami - Belgique dessinateurs BD


C’était en 1958 que Franquin et plusieurs de ses amis dessinateurs se lancent dans un exercice de gribouillage sur les murs. Peyo, Roba, ou encore Hubinon et MiTacq, plume en main, représentent leurs personnages fétiches sur un mur... lequel sera tapissé de papier peint peu après. Hop, le délit disparaît, mais les créations aussi...



 

 

En 2015, cette fresque avait été redécouverte, pour le plus grand plaisir des passionnés, lorsque le papier peint avait été enlevée. Les locaux, qui avaient été rattachés au Syndicat Libre de la Fonction Publique (SLFP), furent détapissés et les dessins des uns et des autres ressortaient, comme d’une capsule temporelle. 

 

Avec même, pour sourire, la mention « Prière de ne plus dessiner sur ce mur SVP », certainement destinée à ce que les facétieux dessinateurs cessent de s’en prendre au mur en question. À l’époque l’agence World Press, dirigée par Georges Troisfontaines et spécialisée dans la distribution de BD, avait ses locaux dans cet appartement. Tout s’expliquait. 

 

Or, pour fêter ses 45 ans, le SLFP a décidé d’éditer des jeux de timbres, proposés pour 15 €. Le tout n’a pas qu’une vocation mercantile : « Nous avons consulté toutes sortes d’instances afin de trouver du sponsoring pour pouvoir sauvegarder cet héritage culturel, malheureusement nous n’avons trouvé que des portes fermées. Jusqu’au moment où, avec l’aide de bpost, nous avons pu développer ce projet en créant ces deux feuilles de timbres, à tirage limité, avec les photos qu’on avait faites des dessins sur notre mur », explique-t-on.

 


 

La vente s’effectuera lors d’une journée portes ouvertes, ce 16 juin et les bénéfices réalisés financeront les travaux de conservations déjà opérés – autrement dit, il s’agit de rembourser des frais coûteux.