Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

En 2012, la bonne santé des éditeurs de comics

Clément Solym - 03.09.2012

Manga/BD/comics - Comics - marvel - DC - comics


L'année 2012 aura particulièrement souri à l'industrie du comics. En vrac, un succès pour le renouvellement audacieux de l'univers DC dans The New 52, le carton au box-office des licences Avengers et Batman mais aussi les opérations d'exclusivité des plateformes numériques (notamment Comixology et Marvel).

 

La manne économique des droits d'exploitation est bien réelle, néanmoins le secteur papier se porte tout aussi bien. Diamond, le distributeur historique annonce 263 $ de recettes, soit une hausse de 18,5% par rapport à l'année précédente. Et jusqu'à 40% eu égard au seul mois de mai. Dans ce contexte favorable, la baisse de 1% des actions de Marvel au profit de DC (+ 2 points) fait figure d'épiphénomène cet été.

 

 

Mais les vraies lignes de fractures se jouent ailleurs. Les très bons résultats du 16e volume de Walking Dead (Image Comics) rappellent qu'autour du sempiternel match DC/Marvel , ce sont les autres éditeurs qui s'en sortent avec ces très bons chiffres. Considérés parfois à tort comme édition de second rang face aux deux poids lourds du marché, Image, IDW et Dark House entament ainsi une progression très marquée.

 

Aujourd'hui, leur vente conjointe de 6 millions et demi d'exemplaires ne représente que 16,9 % du total annuel. Pourtant, en comparaison avec l'année dernière, la hausse est significative. À titre d'exemple, le seul éditeur Image a augmenté d'un million le nombre de ses exemplaires vendus à la même époque l'an dernier. Rien d'anecdotique puisque cela représente une augmentation supérieure de 200.000 titres supplémentaires par rapport à Marvel, toutes proportions gardées. Un résultat largement porté par le 100e numéro périodique de Walking Dead, meilleure vente depuis quinze ans.

 

 

Succès plus modeste, IDW et Dark Horse ne sont pourtant pas en reste avec une croissance de 25%. D'autant plus qu'elle concerne des titres qui associent succès populaires (les Tortues Ninjas, Buffy contre les vampires à des titres plus adultes comme Mind MGMT pour Dark Horse). Dans le même temps, IDW bénéficie de l'impact très positif de Rocketeer. Un effet qui pourrait largement se prolonger avec la nomination de l'homme-roquette au prix Eisner mais aussi une remise à zéro de la licence par Disney. D'ici là, un autre match se jouera avec le choc des titans : New 52 de DC contre la toute nouvelle franchise Marvel Now ! De quoi affoler les chiffres une nouvelle fois.