Femmes et fantasmes : le monde des pin-up, ou la revanche des sex symbols

Florent D. - 22.09.2016

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En calendrier, en cartes postales, petits dessins de presse, les pin-up ont une réputation sulfureuse, coquine et une charge fantasmagorique. Si les ouvrages qui les mettent en valeur ne manquent pas, ces femmes sur papier glacé ont quitté l’érotisme du XXe siècle, pour... un féminisme du XXIe ?

 

La Musardine, soirée bande dessinée à la librairie

Livres chez La Musardine - ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

Dans un documentaire que diffusera la chaîne Arte, ce 14 octobre, les pin-up sont à l’honneur. « La revanche d’un sex-symbol », peut-être, mais pourquoi pas l’icône d’un nouveau féminisme ? Histoire d’un corps féminin idéalisé, inventé par les hommes puis réinvesti par les femmes, tout cela se tient. 

 

Réalisé par Sophie Peyrard, le documentaire entend dépasser les images d’Épinal que le papier glacé a justement véhiculées. 

 

Dès qu’on prononce le mot « Pin-up », c’est un cliché érotique et rétro qui vient à l’esprit : une belle ingénue en tenue légère nous regarde en souriant. Pourtant, contrairement à ce qu’on pourrait croire, faire le portrait de la Pin-up, ce n’est pas uniquement raconter l’histoire d’une fille un peu cruche qui fait fantasmer ces messieurs.

 

En réalité, il souffle chez les Pin-up, et depuis longtemps déjà, un vent de féminisme. Née sous le pinceau des illustrateurs de presse au début du XXe siècle, gravée dans la chair par les tatouages, peinte sur les carlingues d’avion de l’armée américaine, dénudée par la photographie de charme, la Pin-up s’est déclinée sous une multiplicité d’identités que les femmes n’ont eues de cesse de se réapproprier.

 

 

 

Rencontre à Paris, Berlin, Bruxelles, Los Angeles, avec des Pin-up et effeuilleuses modernes (Lada Redstar, Lolly Wish...), auteures et éditrices spécialistes (Dian Hanson, Madame « sexy books » de chez Taschen, Maria Buszek auteure de « Pin-Up Grrrls »...).