Festival d'Angoulême : la crise autour des subventions n'en finit pas

Clément Solym - 04.02.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - angouleme - bande - dessinée


Alors que le festival international de la bande dessinée d’Angoulême a cette année encore franchi la barre des 200.000 visiteurs en quatre jours (218.000 exactement), la guerre à laquelle se livrent la Cité de la BD et le festival n’en finit pas.

La société organisatrice du festival d'Angoulême, 9e Art+, s'était pourtant accordée avec l'État et les différentes collectivités locales afin de sécuriser les finances de la manifestation sur trois ans. On se souvient de la crise d’octobre 2009 entre le maire d’Angoulême, Philippe Lavaud, et le Festival international de la bande dessinée (FIBD).


S'en était suivie l’annonce en décembre dernier d’une entente entre l’État et les différentes collectivités locales pour sécuriser les finances du festival sur trois ans, scellées par la signature d’une convention triennale prévoyant 2 millions d'euros de subventions annuelles que versent le ministère de la Culture, la municipalité d'Angoulême, la communauté d'agglomération du Grand Angoulême, la région, la chambre de commerce ainsi que le département.

Seulement, la Charente Libre révèle il y a quelques jours que cet accord n’aurait pas été signé par le conseil général : il manquerait aux yeux de ce dernier un accord entre le privé, 9e Art+, et l’établissement public du CIBDI (qui gère le musée de la BD, la bibliothèque, le cinéma et la maison des auteurs de BD), bien que de nombreuses réunions entre ces deux structures aient été organisées. Le cheminement vers cet accord risque d’être long et pénible, au vu des tensions qui ont persisté pendant le festival : la CIBDI a été contrainte de retirer de son site internet toute information relative aux expositions organisées par le festival dans ses locaux (alors qu’elle hébergeait l’exposition Baru), tandis que Michel Boutant a boycotté les manifestations officielles…

Le site ActuaBD, spécialiste du 9e art, a rapidement réagi « Chez ActuaBD, nous ne sommes pas très habitués au décryptage politique. Force est de constater que celui-ci est particulièrement compliqué. (…) Franck Bondoux se sent fort : avec, dans sa poche un ministre de la culture (pour pas cher, juste un « Fauve ») et le maire d’Angoulême lui-même, tout jouasse d’avoir refilé à son agglomération et à la Chambre de commerce les charges qui incombaient jusque-là à la ville, il peut affronter, à la manière des Horaces et des Curiaces, le seul écueil qui lui résiste encore : le Conseil Général. Mais l’abdication de cette autorité aurait quelque chose de scandaleux, car elle réduirait la Cité et le Musée de la bande dessinée, institutions nationales, à un rôle d’équipement-croupion d’une manifestation qui ne dure que quatre jours alors même qu’ils ont coûté des dizaines de millions d’euros au contribuable. Le FIBD claque en moins d’une semaine l’équivalent des fonds publics que le budget de l’institution consomme en un an ! », écrit Didier Pasamonik, responsable du site.

Et il s’interroge sur les liens politiques des acteurs du festival : « En particulier sur le rôle trouble du maire, Philippe Lavaud, dans cette affaire. On voit ce socialiste proche de Ségolène Royal prendre le parti d’un ministre de la culture du gouvernement Fillon contre un autre socialiste que l’on dit proche de Dominique Strauss-Kahn... »

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