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FIBD : 3,5 millions € de recettes en 2016, 15 % de baisse depuis 2014

Clément Solym - 16.08.2017

Manga/BD/comics - Univers BD - FIBD Angouleme manifestation - Angoulême collectivités publiques - bande dessinée Angouleme


Dans le cadre d’un audit réalisé par le cabinet KPMG, les différents partenaires publics du Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême font preuve de quelques réserves. En effet, l’étude portait sur les flux financiers des éditions 2014, 2015 et 2016 de la manifestation. Et les résultats ne sont pas satisfaisants.


Angoulême FIBD
ActuaLitté, CC BY SA 2.0
 

 

La Ville d’Angoulême, l’Agglomération du Grand Angoulême et le Conseil Départemental de la Charente ont demandé cet audit financier du FIBD « au travers de l’activité de son organisateur, 9e Art+ », explique la mairie. L’enquête a été réalisée au terme de l’édition 2017 de la manifestation. 

 

En tant qu’acteur culturel en soi, point d’attention de la bande dessinée et activité économique forte pour le territoire, le FIBD s’est imposé en 40 années de présence. L’audit, assurent les commanditaires, fait ainsi écho « aux initiatives prises récemment, dans le but de renforcer la concertation entre les partenaires et les synergies entre les acteurs majeurs du FIBD ». 

 

Or, quatre points majeurs ressortent de l’enquête : 

 

La gestion du Festival fait « apparaître, pour l’édition 2016, un montant total de recettes de 3,5 M€ et, sur la période 2014-2016, une baisse globale de 15 % de celles-ci ».

 

D’autre part, la capacité de 9e Art+, « en dépit de ce constat, à préserver, sur la période étudiée, de 2014 à 2016, un résultat comptable à l’équilibre », est pointée.

 

Par ailleurs, l’étude montre les « difficultés rencontrées, par l’organisation du FIBD, pour maintenir le niveau de subvention publique et de subsides privés espéré et, plus encore, dans la consolidation, au-delà même des recettes de location de stands et de billetterie, de l’ensemble de ses ressources propres ».

 

Enfin, elle souligne « la nécessité, de dessiner, en articulation avec les objectifs d’un véritable projet territorial, une nouvelle ambition pour le Festival et ceci, grâce, non seulement, aux efforts consentis par les institutions publiques, mais aussi et surtout au développement significatif de partenariats durables avec le monde économique, supposant, par ailleurs, de travailler collectivement au renforcement de l’offre d’infrastructures liée à l’organisation de l’événement ».

 

Conclusions : pour le cabinet KPMG, il importe que soit remis chaque année un rapport « en vue d’établir un lien, encore plus lisible pour celles-ci, entre l’activité et la production des données comptables ». Et ce, « [e]n dehors de préconisations techniques touchant aux relations financières entretenues entre 9e Art+ et la société Partnership Consulting ».
 

Les tensions se calment (un peu) autour du Festival de la BD d'Angoulême


Les collectivités locales et l’organisation du FIBD souhaitent poursuivre avec les partenaires privés les échanges qui ont cours. 

 

« Il s’agira, en effet, de parvenir à mettre en œuvre une convention partagée d’objectifs et de moyens, inscrite dans une perspective pluriannuelle et porteuse d’un projet stable pour l’avenir de cet événement, aspirant à conserver le titre envié de manifestation “leader” dans le domaine du 9e Art. »