Fin de partie pour l'éditeur Manolosanctis, en recherche d'un repreneur

Clément Solym - 25.01.2012

Manga/BD/comics - Univers BD - Manolosanctis - repreneur - liquidation judiciaire


Exclusif ActuaLitté : L'aventure Manolosanctis va s'achever, nous apprend la jeune maison d'édition BD, qui avait prévu pour cette année 2012 un grand remaniement.  Contacté par ActuaLitté, Arnaud Bauer, cofondateur, nous explique que la situation financière de la société a nécessité l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire auprès du Tribunal de Commerce de Paris.

 

« C'est une absence d'accord entre les actionnaires qui a contraint à l'abandon d'une opération de financement d'envergure, que nous aurions dû conclure à la fin de l'année passée », nous précise-t-il. 

 

Moralité : la trésorerie est dans une situation délicate, ne permettant pas d'autre solution que l'ouverture d'une procédure idoine. 

 

La maison avait pourtant un intéressant plan de poursuite de son activité, avec un projet d'auto-édition. « Nous allons recréer toute la chaîne de valeur, à compter de janvier 2012, et proposer aux auteurs cette plateforme d'auto-édition, qui permettra de décliner le contenu sous toutes ses formes.


La distribution sera alors assurée via le site Manolosanctis, dans un premier temps, mais par la suite, chez des libraires en ligne, autant que des libraires physiques. Nous ne souhaitons pas couper la possibilité pour les auteurs de commercialiser leurs ouvrages en papier », expliquait à ActuaLitté Manolosanctis

 

Une offre double, axée tout à la fois sur le numérique et le papier, avec une déclinaison d'outils nécessaires à la conception des oeuvres. 

 

« Cette offre aurait permis à tous les auteurs d'accéder à une solution de fabrication et de distribution professionnelle de leurs livres papier et numérique, sans avance ni préfinancement de leur part, tout en conservant leurs droits d'auteur.


Cette solution avait été pensée pour être une véritable rupture de par son approche technologique, son positionnement dans l'écosystème du livre, et les conditions financières qu'elle aurait garanties aux auteurs », précise par ailleurs la société.

 

L'alternative est aujourd'hui simple. Pas d'Angoulême, ni de plateforme, si un repreneur ne se présente pas pour aider à la mise en oeuvre de cette solution. 

 

Côté auteurs, les droits en attente seront versés, nous assure Arnaud Bauer, « les auteurs ont été inscrits comme créanciers et seront payés au même titre que les autres créanciers, à savoir par le partage de la vente des actifs de la boite. En fait, ils percevront leurs droits en fonction de ce que le repreneurpourra apporter. Mais en tout cas on ne peut pas garantir que leurs droits seront payés, ça c'est sûr. ».