Flagrant délit d'onirisme pour les enfants d'Evernight

Clément Solym - 28.09.2011

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Voici une histoire qui commence comme un sordide conte de Victor Hugo, genre Cosette, mais chez les riches. À Londres, dans cette jolie fin du XIXe siècle, Camille a perdu sa maman, morte d'une maladie, et son père est devenu dépressif... Au point de la placer dans un internat, pour son bien et qu'elle soit en relation avec d'autres enfants.

Mais, contrariante ado de 13 ans, Camille va s'arranger pour faire un rêve qui la transportera dans l'étrange et très onirique royaume d'Evernight, où, bien évidemment, les enfants humains sont interdits... mais où ils ne cessent de débarquer...


La suite, c'est une découverte d'un monde aux dessins agréables, doux, faits de créatures improbables, comme le Lagomorphe alcoolique, ou le maître des temps, et j'en passe et j'en oublie. C'est aussi le lieu d'affrontements entre des défenseurs de quelque chose, et une force obscure, et visiblement malfaisante.

Camille aura d'autres chats à fouetter que de s'en préoccuper, il faut tout d'abord échapper aux autorités qui n'en veulent qu'à son statut d'humain.


Le titre ne m'aura pas emporté, en dépit de ses nombreuses qualités. Facile à lire et pourvu d'un univers complexe, autant que raffiné, L'autre côté de la nuit préfigure pourtant une belle série que l'on prendra plaisir à arpenter au fil du temps.

Ce premier tome, paru chez Delcourt, assure un rythme soutenu, et ça manque de pauses contemplatives : pas le temps de s'arrêter aux détails de fonctionnement et de l'univers, il faudra attendre le suivant.

Correctement dessiné, et joliment coloré, avec un bel univers.