Fréquentation d'Angoulême et crise financière : l'absurdité totale ?

Clément Solym - 07.02.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - festival - angouleme - frequentation


Faisant suite à un premier article du 4 février, sur les subventions obtenues par le Festival international de la BD d'Angoulême, Bertrand Morisset, de la société Tome 2, a eu une petite réaction sur le site de ActuaBD.

En effet, ce dernier souligne plusieurs points litigieux, notamment sur l'obtention des subventions elles-mêmes et les moyens par lesquels le Festival passe par une société tierce pour contacter les sponsors, « dont le gérant et actionnaire majoritaire n’est autre que... le directeur du festival ». C'est en effet Franck Bondoux qui en est aux commandes, comme il le souligne.


D'autre part, la crise du FIBD le ferait aussi doucement rire, de par un simple jeu algébrique. 218.000 visiteurs cette année, avec des prix à l'entrée entre 6 et 30 €... tout cela monterait, selon nos confrères le chiffre d'affaires de la manifestation.

Le FIBD fonctionnerait en effet avec 2 millions € de fonds publics pour un budget total de 3,5 millions €.

Y'a pas que l'argent, nom d'une pipe !

Mais peut-être que le bât blesse un tout petit peu plus bas encore. Le FIBD avance en effet des chiffres qu'il n'est pas possible de vérifier puisque la fréquentation n'est pas contrôlée, comme ce peut être le cas sur le Salon du livre de Paris, ou durant la Japan Expo. De nouveau, les 218.000 visiteurs sont donc interrogeables. Justifiant alors peut-être les tracasseries financières...

Or, il faut souligner d'autre part, que la Préfécture de police mobilise ses troupes - police, pompiers et autres corps médicaux - pour une fréquentation de 60.000 personnes. Passer du simple à plus du triple ne nécessiterait pas alors une plus grande mobilisation des services de sécurité ?

Un autre calcul arithmétique pourrait provoquer le trouble. Ami lecteur, suis-moi bien. Dans la bulle principale, où l'on retrouve des Dargaud, Glénat, Casterman, Delcourt et autres, que visite massivement l'ensemble des festivaliers, la capacité maximale est de 3 000 personnes. La fiche technique de ce chapiteau l’atteste.

Sachant que 80 % des visiteurs y restent 3 heures, car ils sont là pour faire la queue des dédicaces, et que le jeudi et le vendredi on y circule allègrement, comment est-il possible d’y loger 218 000 personnes en 4 jours ?

Troublant, non ?