Funimation ne pourra poursuivre qu'un pirate de One Piece à la fois

Clément Solym - 21.02.2011

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Le 24 janvier dernier Funimation avait décidé de s'en prendre aux pirates de One Piece. Quand on sait que One Piece raconte les aventures d'une bande de pirates (des mers hein), l'annonce prêtait à sourire.

Toujours plus cocasse, on apprenait que la société poursuivait 1337 personnes qui auraient agi de concert. Ceux qui parlent un peu le langage des geeks savent que 1337 signifie « leet » (de speak leet) c'est ainsi que l'on nomme le langage geek (composé de chiffres et symboles qui ressemblent à des lettres, en l'occurrence 1 pour L, 3 pour E et 7 pour T). La procédure déposée par la société visait à avoir l'autorisation de découvrir les identités des accusés désignés par leurs adresses IP.


Funimation devra déposer un dossier par IP mise en cause

Le juge de district Royal Ferguson a statué sur la plainte de Funimation le 10 février dernier, et il a estimé que les accusés n'avaient pas agi ensemble, mais individuellement, d'une manière similaire certes. Ainsi, il a exclu 1 336 accusés de la plainte pour n'en garder qu'un dont le fournisseur d'accès est Verizon.

Funimation dispose de 30 jours pour déposer donc 1336 dossiers de plainte supplémentaires qui seront tous traités individuellement. Sachant que les frais pour chaque nouveau dossier seront de 350 $, l'adition va vite être salée pour Funimation.

Le juge a aussi ordonné à la société d'expliquer avant le 28 février en quoi la cour ne devrait pas faire intervenir un avocat commis d'office pour défendre les droits des accusés anonymes. En attendant d'examiner cette partie du dossier, elle a suspendu le 07 février l'autorisation qu'elle avait accordée le 03 février à Funimation de découvrir l'identité des accusés pour l'heure désignés par leur adresse IP. Lorsqu'elle aura statué sur la possibilité d'avoir un avocat commis d'office, elle se repenchera sur l'autorisation de découvrir l'identité du seul accusé restant dans cette affaire.


La bataille des hommes de loi

Selon le site Ars Technica, le juge Ferguson aurait rendu des jugements similaires (autrement dit ne garder qu'un accusé sur un groupe) dans 13 autres affaires. Et face à lui, on retrouvait pour tous ces dossiers le même avocat que celui en charge de l'affaire Funimation, Evan Stone. Toujours d'après Ars Technica c'est en fait lui qui a convaincu Funimation plutôt hésitant de lancer une procédure contre plusieurs personnes pour obtenir leurs identités. Une technique dont l'avocat s'était fait une spécialité mais à laquelle le juge Ferguson semble vouloir mettre fin.

Parallèlement à cela, Funimation a demandé le 20 janvier dernier à Google de supprimer 498 liens dans ses résultats de recherche vers un site (Anime Crazy) qui hébergerait des épisodes ou des films One Piece en streaming. Apparemment, Google ne semble pas les avoir retirés à l'heure actuelle. Selon le site Chilling Effects, Funimation aurait envoyé 17 demandes de ce genre à Google depuis le mois d'avril dernier.