Game Over : Affaires glacées, avec deux boules et chantilly

Clément Solym - 30.08.2012

Manga/BD/comics - Univers BD - Kid Paddle - Game Over - Midam


Mad Fabrik l'avait promis : désormais, les publications de Midam seront soignées diablement, Game Over, les aventures de l'avatar vidéoludique du petit Kid Paddle ne font toujours pas exception. Cold Case, Affaires glacées, c'est un bout de banquise, dès la couverture, et un zest de blizzard.

 

 

 

 

Le principe de ce tome 8 ne dénote pas de la série : Kid est enfermé, de son plein gré, dans sa chambre, sur ordre de son père - étonnant ! - et joue. Son jeu, Game Over, c'est un petit barbare, avec un casque idiot et une princesse stupide à sauver, page après page. Le tout dans ce qui ressemble fortement à un jeu assez dépouillé de médiéval-fantastique, option gros monstres, plus ou moins velus. 

 

La thématique Picard de ce tome vient de ce que Kid est enfermé, à cause d'une tombée de neige importante. Son avatar, lui, ne verra pas l'once d'un glaçon. 

 

Pardon : il y aura un glaçon, juste avant le final. Un peu façon Tétris. 

 

En revanche, il aura l'occasion de pratiquer le gastéropode type escargot, pour tenter de gravir une montagne, ou encore le sèche-cheveux pour se tirer d'un mauvais pas (et plonger dans un autre), ou encore la guitare magique qui fait exploser, littéralement son auditoire.

 

Ou encore la carapace de tortue, modèle + 35 de protection contre les attaques de gourdins... mais - 125 en déplacement : un artefact mortel.

 

Évoquons aussi, pêle-mêle : la raquette de badminton électrifiée, la soirée au clair de Lune, avec les étoiles, et tout le toutim, le robot boxeur, le livre de sortilèges - inutile quand on devient aphone, l'arrosoir pour arrosé, la potion qui fait rapetisser... Autant de trouvailles qui, parfois, ne manquent pas de rappeler quelque chose, mais le déjà-vu passe vite, pour s'écraser, généralement de manière lamentable, ou se faire dévorer.

 

Cold Case est dans la digne lignée de ses prédécesseurs, et n'a pas à rougir du tout. Les gags se renouvellent bien, et le petit barbare finit, de toute manière, toujours par échouer lamentablement dans sa mission. Sauver la princesse, définitivement, c'est pas pour lui. 

 

Même si, faut reconnaître, elle ne fait pas grand-chose pour l'aider, ni être sauvée. C'est cruel, la vie... si cruel.