Garfield déteste les lundis, “rappels que sa vie est le même cycle infini”

Antoine Oury - 05.11.2014

Manga/BD/comics - Univers BD - Jim Davis Garfield - haine du lundi - lasagnes comic strip


Le chat le plus flemmard de la bande dessinée déteste évidemment les lundis. A priori, peu de raisons à cette haine viscérale : Garfield n'a pas de travail, pas de cursus scolaire, et finalement pas vraiment de responsabilités à assumer. Pour autant, être un félin amateur de lasagnes ne délivre pas de toute angoisse existentielle. Jim Davis, créateur du personnage, vient de révéler quelques aspects métaphysiques du matou.

 

 

Garfield, par Jim Davis

 

 

Inutile de présenter le félin au pelage orange, au moins aussi célèbre que son cousin Félix. Le comic strip de l'Américain Jim Davis a été publié pour la première fois le 19 juin 1978 dans 41 journaux, et a connu depuis le succès que l'on sait. « J'étais un grand fan de Peanuts et de Beetle Bailey, de Hi and Lois, mais aussi de B.C. et du Magicien d'Oz, sans oublier Pogo. Je n'ai jamais vraiment compris ce dernier, mais j'aimais bien les dessins de Walt Kelly », explique Jim Davis au Huffington Post.

 

Le chat a depuis pris du bide dans des adaptations, des jeux vidéo aux films d'animation en passant par des jeux de société ou des jeux de cartes, mais le comic strip original reste évidemment au panthéon, pour le créateur. Il avoue toutefois que les films d'animation traditionnels l'avaient convaincu, à leur époque. La voix de l'acteur Lorenzo Musicrestera d'ailleurs celle de Garfield, selon lui : « Il avait cette façon de donner les répliques sans vraiment y prêter attention. Le tout était dit avec un sens du rythme comique, et me faisait rire à chaque fois. C'est très rare. »

 

Vient la question fatidique : pourquoi Garfield déteste tant les lundis ? « Garfield n'a pas de boulot, Garfield ne va pas à l'école, et chacune de ses journées est la même que la précédente. Néanmoins, chaque lundi est comme un rappel que sa vie est le même et éternel cycle infini, et même si elle semble la même chaque jour, il se trouve que les lundis sont particulièrement propices aux sévices corporels, pour lui. »

 

La nonchalance et le désespoir latent du chat ne seraient d'ailleurs pas étrangers au succès rencontré par la boule de poil : « Notre époque nous fait sentir coupable de ne pas faire d'exercice, de trop dormir ou de trop manger, mais Garfield s'en fout, tout simplement. »