Genuine City 2. Le Polaque : en finir avec les apparences

Clément Solym - 10.05.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - genuine - city - polaque


Elle est étrange cette suite, et fin, de Genuine City, entamée dans un premier volume qui était tout à la fois prometteur, sorti en avril dernier. Un an plus tard, suite et fin de l'aventure, ou comment Polak est devenu Le Polaque. (retrouver la chronique)

Réveillé de son sommeil de Cendrillon, l'énergumène, jouet du roi Léonidas, qui trône dans une sorte de monde gréco-romain, dans lequel on lui voue un véritable culte, découvre une tout autre réalité. Et c'est attaché à une chaise qu'il fait face aux habitants du Cloaque, sorte de dépotoir sous-terrain, où vivent des populations entières de, harcelées par des troupes armées.

Et assis en slip vert, alors que ça canarde dans tous les sens, autant dire que Polak ne se sent pas ultra à l'aise. Une course-poursuite plus tard, le voilà sauvé, et trempé. Plongeon forcé, pour échapper aux gardes, et le voici nez à nez avec Genuine City. Pas vraiment celle de Léonidas, toute une cité, organisée par le roi Léonidas, mais différemment.

Avec Balti, sorte de looser grand modèle et Tina, fille d'un chef de rebelles, la découverte va être amère. Et riche en rebondissements. Particulièrement au moment de retrouver la mémoire, où tout s'éclaire.

Y'a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Si le dessin me rappelait l'an passé quelque chose de Lanfeust - et c'est toujours le cas - j'avoue être moins rebuté par ce second tome. D'abord, parce que l'ambiance a nettement changé : les décors gréco-romains laissent place à un monde sombre et caverneux - et pour cause. Le faste de la Genuine City numérique s'efface devant une réalité crue et plus sombre. Ce qui noie un peu plus le côté Lanfeust.

Côté scénario, c'est une conclusion intéressante - à laquelle on pouvait, dans l'ensemble, s'attendre, mais qui, par la profusion de détails enrichit grandement le diptyque. L'histoire de Leonidas, croisée à celle du Polaque, la découverte de la véritable Genuine City et le dernier rebondissement, tout cela est bel et bon. Voire assez savoureux.

Au final, j'adhère complètement. Bon rythme, voire très bon, BD musclée et riche, la seule critique à formuler est que finalement, ça se finit assez vite. Un peu trop, et pourtant, on sent bien qu'un tome trois était difficile. En signant cette fin de cycle, Dedic et Danton achèvent un joli projet.

A découvrir... (avec plus d'extraits à cette adresse)
Publié chez Glénat Drugstore, 13,50 €

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