Goodbye Bukowski. Et bienvenue

Florent D. - 15.01.2014

Manga/BD/comics - Univers BD - Charles Bukowski - biographie - Flavio Montelli


Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de s'en cacher, j'aime Bukowski. Ce qui a pour conséquence de me rendre instinctivement sympathiques les plus affreux jojos qui s'intéressent à cet auteur, à sa gueule de choux-fleur, à son acné et ses cicatrices persistantes, à son style d'écorché vif, sans aucun romantisme tortueux. Bref, j'aime Charles, et durant toutes mes années d'universités, maintenant lointaines, il me l'a bien rendu. Très bien. Merci, vieux. 

 

 

 

Il existait jusqu'à présent plusieurs bonnes raisons d'aimer le Buk, et notamment son intervention chez Pivot (voir la vidéo en fin d'article). On peut tout aussi bien répondre, pour ses textes, parce que, définitivement, et sans prosélytisme, y'a pas grand-chose à jeter. Et comme la vie du Buk' est à peu près indissociable de ses écrits - putes, alcool, cuites et autres gueules de bois, solitude, etc. - on doit y ajouter désormais le livre de Flavio Montelli, traduit chez Casterman écritures (par Laurent Lombard), Goodbye Bukowski. 

 

Cette biographie prend place alors que Charles Bukowski est un personnage de la scène littéraire américaine. Le « vieux dégueulasse » est fidèle à sa légende : il provoque, déçoit, enchante, émerveille, dégoûte, mais ne laisse personne insatisfait. 

 

De l'employé des postes à la figure littéraire, le dessin rend finement hommage au maître, retraçant sa vie et certaines de ses expériences qui expliquent probablement mieux qu'un chroniqueur-groupie comment Charles devint Bukowski. 

 

Ce n'est pourtant pas un livre pour les fans inconditionnels, qui savent déjà toute la noire torpeur, pourtant drôle, même quand elle vire cynique, de l'écriture de Bukoswki.  Derrière les anecdotes, on retrouve tout, ou presque, de ce qui faisait de Charles un type certainement antipathique, mais avant tout un bonhomme touché par la solitude, qui n'écrivait que la nuit, et finalement, avait le coeur sur la main. 

 

L'alcool fut un grand compagnon de route, et participa à la destruction physique de l'auteur. Autant qu'il l'aida à faire les pires atrocités, commettre les provocations les plus impensables. Mais Charles, moi je l'aime et sur cette couverture, j'ai l'impression de retrouver l'affreux jojo que j'imaginais en lisant ses poèmes. Et si ce n'est pas le cas, tant pis : c'est l'image que j'emporterai. 

 

Goodbye Bukowski, sur Chapitre.com

 

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