Guy Delcourt "pas de concentration dans le monde de la BD"

Antoine Oury - 18.10.2013

Manga/BD/comics - Univers BD - Guy Delcourt - concentration - bande dessinée


À l'occasion du Prix Landerneau BD, nous avons pu interroger Guy Delcourt sur la situation du secteur de la bande dessinée française. Alors que Mad Fabrik, éditeur du bankable Midam (Kid Paddle) a été racheté récemment par Glénat fin août, le fondateur des éditions Delcourt salue un marché de la bande dessinée qui affiche plus de diversité qu'auparavant.

 

 

Walking Dead, une des séries-phare de Delcourt

 

 

Outre ce récent rachat dans le secteur de la BD, Guy Delcourt lui-même avait surpris son monde avec l'acquisition des éditions Soleil en 2011. En 2005, sa maison d'édition prenait dans son giron l'éditeur de manga Tonkam, mais l'éditeur n'y voit pas un signe de concentration dans la bande dessinée : « Il y a 15 ans, il y avait 50 éditeurs de BD, désormais il y en a 300. Je n'ai donc pas l'impression d'une concentration », explique-t-il.

 

« Que, dans ce périmètre immense, il y ait des rapprochements, oui, mais globalement, il y a une plus grande diversification maintenant qu'il y a 15 ans. Et cela ne compromet les choix ni des auteurs, ni des lecteurs. » Et quand bien même de grands groupes émergeraient, de nouveaux intervenants comme L'École des Loisirs, par exemple, compenseraient un phénomène de concentration qui ne lui semble pas mettre en danger la diversité éditoriale.

 

Et la sortie de films comme La Vie d'Adèle et Quai d'Orsay, par ailleurs, « déploie la présence de la bande dessinée dans d'autres domaines ». En un mot, plus de bulles, dans la BD comme dans le champagne.