Horripilant diablotin, Nelson ne connaît aucune frontière

Clément Solym - 10.06.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - diable - neslon - farces


Julie n'avait rien demandé. Mais on lui avait demandé de faire suivre un email. Sous peine de voir déferler dans sa vie une catastrophe orange. Elle n'a pas pris au sérieux l'avertissement par email. Grand mal lui en a pris...

Depuis, elle vit avec Nelson, créateur assoiffé de canulars potaches autant que de farces bêtes et méchantes. Et pour ce nouveau tome, c'est en vacances - celles que croyait prendre Julie, que le diablotin va exercer son art. Un art aussi aiguisé que ses pieds sont fourchus.

Aux Bahamas, dans une ferme - longuement... - ou plus communément dans l'appartement de Julie, Nelson frappe, aveuglément, et ses tours pendables retombent toujours sur leur cible. Ah, oui, et en guise de première victime, c'est souvent sur Floyd, le labrador gris un peu idiot que la bête s'essaye...

Barbotant dans le lavabo, pour expérimenter la plongée avec tuba et casque, féru de high-tech qui verse du coca et casse l'écran pour épargner la lecture fastidieuse d'emails - et surtout, gourmand, invraisemblable goinfre, s'empiffrant de tout ce qui peut lui passer à portée de main, Nelson est redoutable.

À la petite déception près que le titre m'avait volontiers appâté avec quelque chose de plus tour du monde, ou vraiment orienté sur les voyages, les vacances - qui sont après tout les premières thématiques des cases. On en prend finalement pour 20 pages de cette déclinaison, pour revenir, dans le restant de l'album, sur des lieux plus communs.

Dommage, un peu dommage.

Mais sans rancune, Nelson. Parce que définitivement, c'est toujours aussi bon. Publié chez Dupuis, par Bertschy
10,45 €