iVerse opte pour le crowdfunding et l'absence de DRM

Clément Solym - 12.09.2012

Manga/BD/comics - Comics - drm - iverse - comics


La société iVerse est en passe de venir chatouiller les grands acteurs de l'investissement participatif. Un objectif qui vise à damer le pion de plateformes comme Kickstarter, porteuses de projets très marqués par une identité geek : jeux de rôles, jeux vidéo d'aventures à la souris et comics.

 

 

 

 

Par le passé, le crowdfunding avait permis le financement en format papier de comic-strips en ligne et de développer des labels d'artistes indépendants comme Black Mask Studios. Une fulgurance se matérialisant par des sommes vertigineuses : pas de doute que le record d'un million et demi de dollars pour publier the Order of the Stick, web strip plaisant parmi tant d'autres auront éveillé les appétits du fournisseur.

 

Aussi, la société spécialisée dans l'offre de bandes dessinées numériques a lancé ComicsAccelerator dans ce sens. Une interface permettant de collecter des fonds uniquement à destination de produits en lien avec le comics. Il ne s'agira pas nécessairement d'albums illustrés, mais tout aussi bien de produits textiles, des figurines ou pourquoi pas des jeux de société. Preuve flagrante que ComicsAccelerator a perçu la grande implication des geeks dans le financement de masse.

 

Michael Murphy, patron de iVerse estime selon lui que «  le financement par des masses a un un large potentiel dans la façon de changer la réalisation de comics pour les artistes ». Le P-DG rappelle une expérience « dans le droit en matière de comics aux premières heures d'Image », éditeur indépendant lancé dans les années 90 avec des grands noms comme McFarlane. Hâter le développement de comics dont les auteurs en sont les propriétaires, phénomène d'exception aux États-Unis.

  

Et compte attirer artistes et concepteurs avec un argument pécuniaire alléchant. Cinq pour cent en charges de gestion (sans compter les procédures de transferts Paypal) avec un seuil de 2500 $ maximum. Si Kickstarter n'a pas fixé de somme plafond, le détail a son importance avec l'envolée des projets cumulant le million de dollars d'investissement.

 

Concernant l'internaute, la compagnie se lance dans l'aventure du fichier PDF, laisse de côté le CBZ/CBR plus limité, arguant de ce que certains artistes requéraient l'utilisation du strict format d'Adobe. Le patron annonce également offrir un format sans DRM. Certain du bien-fondé de cette stratégie, Murphy assure : « Je n'ai jamais reçu de commentaire négatif de qui que ce soit concernant les options de lecture sans DRM ». Une évidence qu'il appuie du soutien d'auteurs indépendants, persuadé que la lutte contre le DRM va dans la logique d'une diminution des politiques d'utilisation restrictive.

 

À l'état de bêta, la plateforme sera accessible dans sa forme complète en fin de mois, rapporte Publishers Weekly.