iVerse rejoint le fonds d'aide aux frais de justice des comics

Clément Solym - 13.09.2012

Manga/BD/comics - Comics - CBLDF - iVerse - comics numérique


Le spécialiste du comics numérique iVerse cultive son capital de sympathie auprès des auteurs et des lecteurs. Cette semaine, ActuaLitté relayait la décision de son P-DG, Michael Murphy de débaucher des créateurs de plateformes de crowdfunding en élaborant sa propre stratégie de financement des masses. Aujourd'hui, l'entreprise annonce son entrée au sein de la Comic Book Legal Defense Fund (CBLDF). Un fonds de soutien qui vient en aide des auteurs et éditeurs de comics dans le paiement des frais de procédures judiciaires.

 


 

 

« La mission plénière du CBLDF est une chose en laquelle nous croyons fermement à iVerse, et nous sommes honorés de les aider à combattre le bon combat », expliquait Murphy en citant St-Paul. Le patron d'iVerse poursuit en faisant état des « défis mettant en péril la liberté d'expression des artistes et des éditeurs indépendants ».

 

Plus que la censure venant droit du puritain Comics Code des années cinquante, c'est le risque d'auto-censure pour éviter les procédures judiciaires longues et coûteuses qui inquiète Murphy. À l'instar des autres grands acteurs de la bulle américaine, iVerse apportera désormais sa contribution à une lecture favorable quoique légitime du 1er amendement.

 

Depuis son lancement en 1986, le CBLDF a défendu l'application de ce premier principe de la constitution américaine, c'est-à-dire la liberté d'expression, aux comics et arts graphiques. Un soutien contre des procès pour contenus qui porteraient atteinte à la pudeur (sous l'acceptation d'« obscenity » aux États-Unis). Le fonds a également fait entendre le droit du comics à bénéficier d'une exemption de taxe au même titre que les livres, magazines et journaux américains, toujours en vertu du 1er amendement.