JO 2020 à Tokyo : les fans d'Akira le savaient depuis longtemps

Julien Helmlinger - 11.09.2013

Manga/BD/comics - Univers Manga - Katsuhiro Otomo - Akira - Jeux Olympiques 2020


Quand la réalité rejoint la fiction. Tandis que ce 7 septembre la ville de Tokyo a été désignée organisatrice des JO 2020, les fans des aventures de la bande motorisée de Kaneda et Tetsuo ont dû être saisis de visions apocalyptiques. Car dans la série anticipatrice et culte de Katsuhiro Otomo, la capitale japonaise, rebaptisée Néo-Tokyo après une catastrophe nucléaire, se trouve en plein chantier dans l'optique d'accueillir cet événement sportif international. Avec les ennuis de Fukushima en toile de fond, pourvu que la coïncidence soit isolée.

 

 

 Un site olympique en construction, dans le tome 2

 

 

La série de science-fiction, Akira, a été publiée en mangas de papier au fil des années 1980, avant que Katsuhiro Otomo ne la décline lui-même pour grand écran en 1988. Avec moult simplifications scénaristiques pour faire tenir l'épopée sur environ deux heures de bobine. Si les deux oeuvres restent des références majeures sur leurs supports respectifs, la version imprimée va beaucoup plus loin dans le scénario que son adaptation.

 

Tandis que la prémonition de l'accueil des JO 2020 est confirmée par le CIO, la réaction des fans n'a pas tardé sur les réseaux. Le synopsis de l'adaptation cinématographique, introduction du manga, dépeint l'ambiance générale de la saga : 

16 juillet 1988. Tokyo est complètement détruite par un nouveau type de bombe. Ce qui déclenche la Troisième Guerre mondiale. La planète est dévastée. Après la guerre, la ville se reconstruit - le néo-Tokyo - sur des terrains gagnés sur la baie de la capitale japonaise.


2019. Trente-et-un ans après la dévastation. Bien que la ville se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2020, le néo-Tokyo se trouve dans un état de crise et la société est proche de l'effondrement en dépit de la prospérité apparente. Le chômage a augmenté et les activités subversives sont très répandues. Un réseau souterrain pour la circulation de la drogue a été établi. Les néo-religions prospèrent. Les jeunes comme Kaneda et ses amis trouvent une échappatoire avec leurs motos. Chaque nuit, ils sillonnent le néo-Tokyo sur leurs bécanes...

 

Seulement, ce Tokyo postapocalyptique que décrit la fiction constitue une perspective plutôt inquiétante, et le stade olympique tout particulièrement. La construction de ce dernier sert d'abord de couverture pour des actions militaires secrètes, avant de devenir le siège du gouvernement complètement fanatique du Grand Empire de Tokyo. 

 

À noter que dans le manga, tout comme dans la scène finale du film, le chantier du stade olympique part littéralement en eau de boudin... en raison des impondérables de la mutation humaine.

 

Ci-dessous la bande-annonce du film :