Judge Dredd : un verdict en faveur de la diversité

Julien Helmlinger - 03.04.2013

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Cette semaine sont apparues, sur la Toile, les premières images de Judge Dredd : Suicide Watch, le prochain chapitre des aventures juridico-héroïques livrées par 2000 AD. Et si au cours de ses péripéties, il arrivait parfois à l'incorruptible juge de rencontrer des pairs féminins, il s'agit toutefois du premier épisode de la série à être écrit par une femme. Cette décision prise au tribunal du Comics pourrait bien faire jurisprudence.

 

 

 

 

Depuis la création en 1977 de l'anthologie de science-fiction « 2000 AD », le label de comics britannique s'est distingué par la richesse de ses créations de personnages féminins comme celui de Halo Jones, ou dans Judge Dredd avec la célèbre figure de la juge Anderson, interprêtée l'an passé au cinéma par Olivia Thirlby. Le film avait d'ailleurs été salué par certains critiques pour sa politique de diversité des genres.

 

En conséquence, les lectrices compteraient pour une part non négligeable du lectorat de « 2000 AD ». Mais si le Royaume-Uni foisonne de femmes créatrices, que ce soit en terme de scénarios ou d'illustrations, les comics du label sont restés principalement concoctés par des mâles.

 

Avec Gordon Rennie et Emma Beeby à l'écriture, Suicide Watch remédie non seulement à cet état de fait, mais introduit également le premier juge musulman de Mega-City One, le juge Hamida. Les illustrations sont quant à elles signées Paul Davidson.

 

Pour ce qui concerne l'histoire de Suicide Watch, elle conviendrait à un néophyte se plongeant à peine dans l'univers Judge Dredd, tout en reprenant des éléments d'intrigues précédentes. Tandis que la métropole se trouve en bonne part décimée par le Jour du Chaos, la population survivante se trouve en proie avec les répercussions psychologiques de la catastrophe. Émerge alors un inquiétant culte du suicide, depuis les bidonvilles de Mega-City One.