L'Affaire des affaires : Manipulation

Clément Solym - 09.06.2011

Manga/BD/comics - Univers BD - Laurent - astier - affaire


Depuis déjà trois ans Laurent Astier et Denis Robert travaillent à la conversion en bande dessinée de l’entremêlement d’intrigues qui s’enracine autour de l’affaire Clearstream. Après deux tomes sortis aux éditions Dargaud, « L’argent invisible » et « L’enquête », c’est « Manipulation » qui vient couronner cette mise au clair d’un épisode politico-financier peu compréhensible du pékin moyen.


L’auteur Laurent Astier, toujours assisté de sa palette graphique, enchaîne les projets et, à peine boucle-t-il cette retentissante affaire en 650 pages, qu’il est déjà attelé à d’autres travaux. C’est ainsi qu’avec son frère, il travaille à une nouvelle série dont le premier tome vient de sortir aux Editions Glénat, Hollywood 1910. On y retrouve les débuts du cinéma américain parlant. Mais, ce n’est pas tout. En parallèle, Laurent Astier démarre aussi une série en solitaire : Cellule Poison qui tourne autour de la question de la prostitution en Europe.

Mais, grâce à L’Affaire des affaires, Prix de la BD d'actualité et reportage de France Info, l’auteur de bande dessinée a acquis, auprès des médias, une nouvelle stature, celle d’un artiste engagé. Pourtant, ce n’est pas vraiment la posture qu’il revendique, se voyant davantage comme décryptant les faits à l’appui de son art.

Le dernier tome de L’Affaire des affaires vient éclairer le lecteur sur la lutte menée, en sous-main, entre les partisans de Nicolas Sarkozy et ceux qui soutiennent Villepin. Laurent Astier se pense en historien du temps présent avant tout, bien avant la question de l’engagement.