L'Agence des Affaires culturelles japonaise a ouvert mardi une base de données en ligne répertoriant plus de 250.000 mangas, des magazines, animes ou encore jeux vidéos. Conscient de l'impact culturel des productions culturelles japonaises comme le manga, le gouvernement japonais tente de valoriser son patrimoine culturel notamment sur le front de la lutte contre le piratage.

 

 

Capture d'écran du portail de la base de données japonaise

 

 

L'agence a commencé à récolter des données pour alimenter le site depuis 2010. En 2007, elle avait fait réaliser deux sondages sur les 50 meilleurs dessins animés et mangas. Evangelion était arrivé en tête des animations et, plus curieusement, le manga sur le basket Slam Dunk devant Dragon Ball, Fullmetal Alchemist et autres shonen à succès. 

 

Cette « Media Geijutsu Database » (Base de données des médias et des arts) répertorie près de 250.000 tomes de mangas, 80.000 magazines, depuis l'ère Meiji (1868-1912) jusqu'en janvier 2015. La base de données rend également compte de plus de 9000 animes datés de 1917 à septembre 2014, et près de 35.000 jeux vidéo incluant des jeux sortis sur consoles et PC, mais aussi des jeux sortis sur arcades entre 1972 et 2013. Enfin, le site répertorie quelque 10.000 évènements et expositions liés aux arts ayant eu lieu entre 1951 et 2014.

 

La base de données va répertorier les noms des créateurs, les descriptions et lieux de production entre autres détails.

 

Cet archivage massif réalisé par le gouvernement rend compte d'un désir de faire revenir les produits culturels japonais dans le circuit légal. Les mangas et animes sont parmi les produits les plus exportés de l'île. Particulièrement préoccupée par le piratage, l'Agence des Affaires culturelles a estimé les dommages sur ce marché à 560 milliards de yens par an (soit 4 milliards €). Le gouvernement s'est allié à une quinzaine de distributeurs pour créer une plateforme d'offre légale.

 

Le site est pour le moment seulement en langue japonaise. Les amateurs de culture japonaise étrangers devront se contenter des bases de données anglophones à leur disposition, comme My Anime List.

 

(via Anime News Network)