L'anniversaire d'Astérix, à grand renfort de potion magix

Florent D. - 24.01.2019

Manga/BD/comics - Univers BD - Astérix anniversaire Uderzo - Astérix Obelix gaulois - asterix bd edition


Depuis maintenant octobre 2012, Joseph Conrad a succédé à Albert Uderzo pour dessiner les aventures des irréductibles Gaulois. Jean-Yves Ferri a pris en main les scénarios et trois albums – bientôt 4 – plus tard, voici qu’un nouvel anniversaire se profile.


On se souvient que le 34e tome, L’anniversaire d’Astérix et Obelix, avait accompagné le 50e anniversaire de la création des deux personnages. C’était également, en octobre 2009, le dernier volume signé par Uderzo, avant qu’il ne cède la main à Conrad. C’était moins d’un an après que le groupe Hachette Livre procédait à l’acquisition de 40 % du capital de la maison d’édition Albert René, et de son catalogue. 

Désormais, la maison est pleine propriété du groupe Hachette, qui soufflera donc les 60 bougies des joyeux lurons, ainsi qu’un 38e album prévu pour le mois d’octobre. Or, le 29 octobre 2019 marquera aussi le 60e anniversaire, et, pour l’occasion, les réjouissances seront nombreuses.

Pour bien faire les choses, une édition luxe des aventures d’Astérix le Gaulois, le tout premier album, est désormais en vente. Elle contient les 44 planches en noir et blanc, un dossier de 32 pages sur la création... 128 pages en tout de potion magique et de Romains maltraités. (prix 39 €)


 
Ce 6 février, autre approche, c’est un art book avec l’intégralité des tapuscrits de René Goscinny et des planches d’Uderzo, qui sera proposé au public. Un fameux coffret avec de nombreuses découvertes à faire. (prix 200 €)

D’autres parutions égrèneront l’année en cours, avec la sortie le 24 octobre du nouvel album.
 

Aux origines du petit Gaulois


Se différencier, proposer « autre chose », tel est le projet du publiciste François Clauteaux, qui en 1959 lance Pilote, « le journal des jeunes de l’an 2000 ». À une époque où la presse publie des bandes dessinées principalement américaines, il sent qu’il faut offrir aux jeunes lecteurs quelque chose de nouveau. 

Il conçoit un journal grand format, avec des actualités, des articles de vulgarisation scientifique, des textes signés par des vedettes de tous horizons et des bandes dessinées. Pour la création de celles-ci, il s’appuie sur Jean-Michel Charlier, René Goscinny et Albert Uderzo, cofondateurs de l’hebdomadaire. Sa seule consigne : s’inspirer du patrimoine français. Pour le reste, c’est carte blanche ! 

Le petit personnage teigneux loin de l’image d’Épinal du vaillant guerrier gaulois s’impose : il fallait rire, juste en le voyant. Son ami, livreur de menhir apparaît peu après, complétant l’image du « nabot, aussi perceptible qu’une ponctuation », disait Goscinny. Le guerrier puissant et soupe au lait, Obélix, viendra compléter le tableau. 

Et surtout, les deux auteurs ont pour projet de « transposer à l’époque gauloise les problèmes de la société française contemporaine, et on devrait obtenir des effets comiques ». Raison pour laquelle on a pu, tant de fois, retrouver des figures du cinéma croquées, des sujets sociaux à peine déguisés, et bien d’autres.

« Pour moi, Astérix, c’est tout simplement (...) la caricature du Français moyen. Elle n’est pas un symbole. Je veux que ce soit un petit teigneux représentatif du Français d’aujourd’hui, malin plutôt qu’intelligent, débrouillard, système D, etc. », confiera Goscinny. 



 
À partir de son synopsis, René Goscinny établit le découpage des futures planches de l’album : « Avant de taper le découpage, je fais un croquis dans lequel je place mes dessins, plus ou moins les personnages. C’est très rudimentaire, ce n’est que pour moi. Et où je mets les dialogues. Et après, cela me permet de taper un découpage. Je sais exactement le nombre de dessins qu’il y aura, comment sera le découpage. [...] 

Je me suis aperçu, par exemple, que j’avais fait un dessin de trop qui m’empêche d’aller jusqu’au bout de la page. Donc, je supprime ces dessins, je “recase” tout le reste, jusqu’à ce que ma page soit bien composée, et que l’on tombe, si vous voulez, sur un minuscule suspense ou un gag. Tout ça doit être très, très bien étudié, bien placé.
 » 
 
Goscinny conçoit l’histoire case par case sur deux colonnes. Son scénario est réglé comme une partition : à gauche il décrit la case, à droite il tape les dialogues. Une fois chaque planche découpée, le scénariste raye sur son synopsis le paragraphe correspondant, avant de passer à la suivante. 

L’histoire réécrite, sur fond de poisson pas frais et de barde à la voix déplorable, le village pouvait commencer son existence. « À chaque fois qu’un nouvel album est publié, on me pose la question : “Est-ce que vous croyez pouvoir faire aussi bien la prochaine fois ?” Cela fait trente ans que cela dure. Pour un feu de paille comme on le prétendait, ce n’est pas mal », répliquait le scénariste. 

Vivement le banquet, avec sanglier à la broche, dans les locaux du nouveau propriétaire...


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