L'éditeur Kazuhiko Torishima raconte comment est née la saga Dragon Ball

Julien Helmlinger - 21.10.2016

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Qui, aujourd'hui, n'a jamais entendu parler d'un personnage de manga ébouriffé, à queue de singe, surfant sur un nuage et parcourant son monde en quête de 7 boules de cristal ? La série d'Akira Toriyama, dont se sont écoulés plus de 200 milions d'exemplaires depuis sa création en 1984, est devenue culte, une sorte d'ambassadrice du registre auprès du grand public. L'ex-éditeur et complice, Kazuhiko Torishima, nous livre quelques anecdotes historiques.

 

 

 

Au Japon, Kazuhiko Torishima est une célébrité des univers du manga comme des jeux vidéo. Outre son travail d'éditeur pour Dragon Ball et Dr Slump, le public le connaît aussi pour avoir créé des titres vidéoludiques comme Dragon Quest. Aujourd'hui il dirige la maison d'édition Hakusensha. Interrogé par Forbes, il raconte que le succès des aventures de Goku et ses amis était loin d'être prévu.

 

En 2016, Dragon Ball reste populaire, peut-être encore plus que jamais. De nouvelles séries animées sont programmées pour la télévision, les adaptations vidéoludique s'enchaînent, mais tout ceci, il était loin de se l'imaginer au début des années 1980. Éditeur à l'époque du magazine Weekly Shonen Jump, Torishima avait rencontré Toriyama auparavant et s'était principalement laissé séduire par Dr Slump.

 

Quand la série mettant en scène un robot-fillette fut finie, l'éditeur en a redemandé. Cependant, l'auteur était satisfait de ses ventes, et d'une première adaptation en animé. Il avait un autre projet : Dragon Ball. L'éditeur en a d'abord entendu parler par l'épouse de Toriyama. Elle lui a confié que son mari avait pris l'habitude de dessiner en regardant des films de kung-fu de Jackie Chan pour l'inspiration.

 

Finalement, son associé allait bientôt lui présenter son personnage fétiche mis en scène dans un petit essai de 13 pages. Son cocktail — arts martiaux, humour et fantasy spatiale — a séduit l'éditeur qui lança la saga. Son succès fut d'abord mitigé et il leur sembla que cela était dû au fait que Goku était trop jeune, pas assez musclé pour tenir en haleine le public du genre. Alors, le personnage a grandi.

 

On a commencé à l'opposer à des vilains plus monstrueux, augmenté la dose de violence, de maturité et fait appel aux designers de l'autre saga du moment : Les chevaliers du Zodiaque. Cette évolution est devenue un moteur de l'histoire. Les combattants s'entraînent, développent des pouvoirs et techniques de combat, se marient, ont des enfants, meurent et reviennent parfois à une nouvelle vie.

 

Cette fois, le succès fut au rendez-vous. Il est toujours là.

 

(via Forbes, Stopru)