L'inspiration de Shuster pour Superman : l'homme de la rue

Clément Solym - 04.01.2013

Manga/BD/comics - Univers BD - Superman - Joe Shuster - Stanley Weiss


Tout le monde s'accordait sur les origines de Superman : la planète Krypton, et une identité cachée pour éviter un vrai nom pas très crédible pour signer les articles du Daily Bugle : Kal-El. Le New York Times rappelle toutefois la véritable histoire du visage de l'homme de fer, tout ce qu'il y a de plus banal, puisque c'est un quidam, croisé par le dessinateur dans les rues du New Jersey, qui lui donna ses traits.

 


Portrait de Stanley Weiss, par Joe Shuster : on voit presque la vision laser...

 

 

À l'occasion d'une exposition au Centre de l'Histoire juive de Chelsea, les portraits réalisés par Joe Shuster seront exposés : à peine avait-il croisé Stanley Weiss dans la rue que le créateur de Superman lui demanda de poser pour lui. Nous sommes en 1945, dans le New Jersey, et le personnage volant a déjà quelques aventures derrière lui. Malgré tout, Shuster cherche encore le visage parfait pour son personnage : mâchoires carrées, regard fier, cheveux parfaitement gominés... Il trouve tout cela chez Stanley Weiss, jeune homme fringant âgé de 24 ans.

 

Lequel, face aux dessins de Joe Shuster, ne sait pas trop comment réagir, son fils David, contacté par le NYT, se souvient qu'il les trouvait « amusants, mais pas transcendants ». « Je me souviens des dessins suspendus au mur, et j'étais persuadé qu'ils étaient des oeuvres de ma mère. Ensuite, on les a retirés. Cela semblait plus important pour elle, mais cela ne veut pas dire que nous y accordions un intérêt particulier. La culture et famille juives dans lesquelles j'ai grandi est fondamentalement modeste » explique le fiston.

 

Cela dit, Weiss ne fut pas la seule source à l'origine de l'apparence de Superman : Jerry Siegel mettait lui-même beaucoup de sa personnalité dans le personnage, et mêlait l'histoire juive à celle du superhéros : l'arrivée de Kal-El sur Terre, seul dans un vaisseau spatial, fait ainsi un parfait parallèle avec celle de Moïse dans son panier, analyse Larry Tye, qui a participé à la mise en place de l'exposition.