La bande à Snoopy écolo ?

Clément Solym - 16.04.2012

Manga/BD/comics - Comics - snoppy - schulz - écologie


En un demi-siècle et des dizaines de milliers de planches, les personnages des Peanuts auront eu le temps de relever les petites et grandes absurdités de la société et d'en rire. On se souvient que le beagle noir et blanc qui squattait le toit de sa niche donnera son nom au module lunaire de la mission Apollo 10. La tête dans les étoiles ou dans le coucou de Richthofen, SChulz ? Ce serait sans compte les nombreuses thématiques d'une criante actualité.

 

Jane O'Cain commissaire d'exposition au Musée et centre de recherche dédié à l'auteur parle de « vrais dons ». «  C'est impressionnant qu'il ait pris des choses aussi sérieuses et pertinentes que sont les thématiques de l'époque tout en trouvant une façon très comique de les présenter, et dans le même temps très éducative ».

 

Une thèse que le Musée du Comté de York va faire partager aux visiteurs jusqu'au 3 septembre prochain. Et de souligner un motif régulier marié à l'absurde : Lucy la petite peste qui plante une frite dans son jardin, Snoopy se livrant à des questionnements sur la pollution quand Charlie Brown craint des poursuites de l'agence de protection environnementale.   

 

Charles Schulz et son personnage Charlie Brown (Licence Creative commons)

 

 

Déjà en 1962, Lucy, toujours la même, parle des travaux de la biologiste sous-marine Rachel Carson. Pour donner lieu à une improbable discussion entre deux mômes, certainement, mais Carson fournira surtout les premières armes aux écologistes dans leur mouvement. Et Lucy de l'appeler son héroïne.

 

« Intéressé par les nouvelles études », d'après O'Cain, Schulz va loin et fait citer un ouvrage qui fait le lien entre l'utilisation du DDT et des risques de cancer par assimilation dans la nourriture. Pour s'en convaincre, la journée de la Terre, instaurée en 1970 coïncide avec la création de la fameuse agence environnementale que Schulz prédisait.

 

Tout ce que la Californie compte d'amateurs de strips et d'écologistes pourra retrouver ce que Schulz appelait « la toile de la nature » dans sept sections axées sur les oiseaux (tel Woodstock), les arbres et le jardin. (via Herald Online)