medias

La bande dessinée s'apprête à reprendre des couleurs en librairie

Clément Solym - 24.04.2020

Manga/BD/comics - Univers BD - bande dessinée librairie - confinement commandes livraison - clients lecteurs livres


Les librairies se mettent en ordre de marche, en attendant des consignes sanitaires claires, pour reprendre leur activité. Depuis quelques jours, les distributeurs communiquent sur les nouveaux offices et informent des évolutions à venir. Dans le secteur de la bande dessinée, on ne bulle pas plus qu’ailleurs.

Krazy Kat - librairie BD à Bordeaux
Krazy Kat - librairie BD à Bordeaux, CC BY SA 2.0


À l’instar des librairies généralistes, les groupements de librairies BD s’apprêtent à retrouver les cartons d’office. Des maisons comme Casterman ou Futuropolis transitent par la distribution Madrigall, qui avait annoncé un retour des commandes au 21 avril. De même pour Interforum, dont les dates d’office ont été revues et corrigées.

Le distributeur ajoute cependant une corde à son arc et propose, durant la période de confinement restante, d’opérer les livraisons aux clients, au nom de la librairie. Un système assez transparent, où le libraire passe commande depuis le site du distributeur, qui s’occupera de la logistique. 

Le client paye ainsi le prix du livre, ainsi qu’un montant forfaitaire de frais de port de 5,80 €. La participation est dégressive : 3,5 € à partir de 45 € de commande et 0,20 € au-delà de 100 €. La livraison s’opère ensuite par Colissimo. Bien entendu, ce modèle n’est pas réservé aux bandes dessinées…

Côté programmes, Interforum explique que le retravail complet sur mai, juin et juillet est en cours. Les offices seront communiqués au plus tard ce 29 avril. « Afin de faciliter la reprise au maximum, vous allez pouvoir prendre ou modifier les notés directement dans le site, vos représentants étant à votre disposition pour échanger. Vous pourrez aussi extraire les programmes et quantités notées en format Excel », ajoute le groupe.

Le distributeur indépendant Makassar rappelait pour sa part qu’il avait maintenu une activité logistique, même avec une équipe réduite, « tout en respectant des consignes sanitaires strictes ». Le traitement de commandes éventuelles peut donc s’opérer, et ces dernières sont expédiées « par la Poste, GLS ou à disposition comptoir pour les libraires franciliens ». 

De son côté, Delsol Diffusion vient de communiquer la liste des offices remaniés : pour mai, juin et juillet, sur les 18 éditeurs de Delsol, ce sont 315 titres qui sortiront – une partie des ouvrages de mars et avril, et une partie de ceux prévus sur la période. Et cela, contre 574 titres originellement prévus.

Enfin, le groupe Dilisco (pour les albums jeunesse) se félicite d’une reprise d’activité « même progressive », à l’horizon du 11 mai. Ici aussi, la logistique est maintenue, et tout est mis en œuvre pour garantir les commandes. De même que pour les livraisons, assurées par les prestataires : « Le transporteur SPEED nous informe de sa capacité à livrer vos commandes normalement sur PARIS et l’IDF », précise Dilisco.

La plateforme Prisme devrait pour sa part redémarrer au 11 mai, il sera possible de reprendre les livraisons comme d’habitude à cette période-là. 

Les éditions Glénat ne sont pas en reste : la reprise du (télé) travail s’effectuera le 4 mai, avec un fort allégement des programmes — 40 % des titres sont repoussés. Le premier office de Hachette est prévu pour ce 27 mai. « Concernant les offices déjà travaillés de mai et juin, nous avons décidé de garder des titres forts, à l’image de notre titre coup de cœur Peau d’homme, car nous savons la valeur de cet ouvrage à vos yeux », indique la maison.

« Le manga étant aussi un moteur de chiffre d’affaires de vos magasins, il le sera à plus forte raison à la reprise. Pour cela, les parutions manga prévues initialement sont complètement conservées. » Un récapitulatif complet interviendra avec les titres de mai et juin, sous peu.

Le leader du secteur, Média Participations avait déjà communiqué sur une reprise de l’activité au 20 avril – quant à Hachette Distribution, le groupe attend certainement le 5 mai et la réunion des actionnaires, très médiatisée depuis que Vincent Bolloré, patron de Vivendi (et donc d'Editis), a décidé de prendre 10,6 % du capital de Lagardère.

Selon les données de GfK, la bande dessinée a représenté un chiffre d’affaires de 555 millions €, soit 16 % des ventes de l’industrie du livre sur l’année 2019. En tout, 48 millions d’exemplaires ont été écoulés – mais Asterix, encore et toujours, reste le leader, avec plus de 1,4 million d’exemplaires à lui seul.

Reste à savoir si les lecteurs seront au rendez-vous – possible qu'ils ne soient pas des centaines ce 11 mai à se ruer en librairie...


Commentaires

Pas de commentaires

Poster un commentaire

 

grin LOL cheese smile wink smirk rolleyes confused surprised big surprise tongue laugh tongue rolleye tongue wink raspberry blank stare long face ohh grrr gulp oh oh downer red face sick shut eye hmmm mad angry zipper kiss shock cool smile cool smirk cool grin cool hmm cool mad cool cheese vampire snake exclaim question

Vous répondez au commentaire de

Cliquez ici pour ne plus répondre à ce commentaire

* Laisser vide pour ne pas reçevoir de notification par email de nouveaux commentaires.