La co-directrice d'Archie Comics accusée de sexisme

Antoine Oury - 06.12.2013

Manga/BD/comics - Comics - Nancy Silberkleit - Archie Comics - pénis


Ambiance chez Archie Comics : la co-directrice de la maison d'édition, Nancy Silberkleit, a été accusée de sexisme et de mauvais traitements envers les employés masculins de la société, qu'elle désignerait comme « les pénis », au lieu de les nommer. Le président de la maison et son rédacteur en chef font partie des plaignants...

 

 

Sans titre

(dno1967b, CC BY 2.0)

 

 

« Pénis ! Pénis ! Pénis ! » : d'après la plainte déposée contre elle, c'est ainsi que Nancy Silberkleit aurait désigné ses collègues masculins au cours d'une réunion, au sein de la maison Archie Comics. Un sexisme non dissimulé que l'accusée réfute fermement, avec son avocat : « Les plaignants sont incapables de prouver que de tels commentaires auraient pu leur être destinés, ou même qu'ils auraient causé un stress émotionnel intense si cela avait été le cas. »

 

Les plaignants, de leur côté, ont réitéré leurs accusations : le président de la société, Mike Pellerito, et le rédacteur en chef, Victor Gorelick, font partie de la partie adverse, et n'ont pas hésité à souligner que Silberkleit faisait un usage plus qu'abusif du mot « pénis », l'utilisant même à la place des prénoms des hommes de la maison d'édition.

 

Nancy Silberkleit a obtenu le poste de co-directrice en 2008, à la mort de son mari. En 2011, des frictions s'étaient déjà manifestées au tribunal, puisque son collègue, le co-directeur Jonathan Goldwater avait demandé son départ en arguant que la veuve était instable, et représentait une véritable menace pour l'entreprise.

 

Les employés qui s'estiment discriminés réclament aujourd'hui 32,5 millions $ en réparation des dommages, et citent d'autres comportements étranges ou carrément effrayants qu'aurait eu la co-directrice, comme l'invitation de Hell's Angels dans l'immeuble pour les effrayer, ou le fait qu'elle mentionne régulièrement l'arme que son époux aurait conservée dans son bureau...

 

Nancy Silberkleit a réfuté toutes ses accusations, expliquant qu'elle n'était même pas très souvent dans son bureau, mais plutôt en promotion de la marque autour du monde.

 

(via NY Daily News)