La municipalité de Tokyo interdit un manga sur l'inceste aux mineurs

Julien Helmlinger - 13.05.2014

Manga/BD/comics - Univers Manga - Inceste - Japon - Hentai


Au Japon, les règles encadrant les publications à caractère sexuel ont été mises à jour. L'évocation explicite de relations incestueuses sans citron dans la manga Imoto Paradise ! 2, soit Le paradis des petites soeurs en version francophone, a conduit la municipalité de Tokyo à interdire la vente du titre concerné aux moins de 18 ans. L'oeuvre publiée par la maison d'édition Kadokawa le mois dernier a été pointée par un groupe d'experts comme étant malsaine.

 

 

 

 

Le roman graphique est décliné à partir d'un jeu vidéo pour adultes, éponyme, présenté comme « les plus vilains jours d'un frère et de cinq soeurs » ou encore comme « la vie sexuelle heureuse avec les cinq petites soeurs ». Tout un programme qui aura conduit les experts à juger que l'adaptation correspondait aux critères définissant les oeuvres à ne pas laisser entre les mains de la jeunesse.


Néanmoins, comme le rapporte l'AFP, la vente reste autorisée à Tokyo lorsqu'elle s'adresse à un public adulte, et le manga est accessible à tout public ailleurs. Cette décision intervient après que la municipalité a durci la réglementation sur les publications à caractère sexuel en 2011. Cette révision a suscité l'ire de certains mangakas qui y voyaient une possible atteinte à la liberté d'expression.

 

La liste noire des productions mangas et animés dites malsaines, s'est ainsi élargie aux titres faisant l'éloge d'actes sexuels entre personnes ayant un lien consanguin, ainsi que de relations sexuelles punies par la loi. Cette censure partielle serait la première à découler directement de cette révision de réglementation. La maison d'édition n'a pas encore fait de commentaire, annonçant attendre une notification officielle.

 

Malgré cette nouvelle mesure, le Japon conserve la réputation d'un pays clément à l'égard des publications pornographiques sous forme de mangas, jeux vidéo ou d'illustrations, tandis que des organisations étrangères pointent parfois le fait que celles-ci ne sont pas toujours tenues à l'écart de la jeunesse.