La porte d'Ishtar, s'ouvre sur La nuit des masques

Clément Solym - 23.02.2008

Manga/BD/comics - Univers BD - Porte - Ishtar - Nuit


Devenue responsable du service juridique royale, Talyia, l'ancienne scribe ne va pas manquer de responsabilités. Ce qui cadrerait plutôt avec son tempérament volontaire. Et les affaires ne manqueront pas, pour la jeune fille, tout juste sortie de l'École, qui aura à charge de veiller à ce que justice soit rendue, forte de son sceau royal

Dans la Babylon mythique, plus de 900 années avant l'avènement du christianisme, la justice est d'ailleurs une conception assez personnalisée : on peut ensevelir un architecte sous une masse de pierre, parce qu'il avait négligé volontairement des paramètres dans la construction d'un édifice. Sauf qu'un meurtre va poser plus de problèmes que prévu : les apparences dépassées, il va falloir remonter plus loin...



Une histoire complète, qui s'articule autour de différentes petites affaires, rapidement résolues, et soutenue par une plus vaste tourne assez bien. Rien de merveilleux, mais on apprécie la plongée dans la cité mythique, et le raffinement de certains édifices.

En revanche, le coup de crayon pour les personnages laisse sceptique. Se voulant un tant soit peu réaliste, ça peine parfois à conserver des proportions justes, autant que des attitudes réellement humaines. Quant aux couleurs, elles ont quelque chose d'un peu terne qui assombrit l'ensemble. Bref, ça laisse un goût mitigé dans la bouche pour un premier volume.

Publiée chez les Humanoïdes associés, pour environ 10 €, nous vous conseillons de la feuilleter avant de vous laisser tenter. Ou pas. D'ailleurs.