La voie et la vertu, les milliards de Largo Winch ne sauvent rien

Clément Solym - 29.11.2008

Manga/BD/comics - Univers BD - voie - vertu - Largo


Il a beau se tenir sous un gigantesque sigle de Yin et de Yang, le dernier album de Largo Winch est passablement inégal et mal équilibré. Bref rappel des faits : encore une fois, le milliardaire s'est fichu dans de sales draps et son passé le rattrape, au point qu'il se retrouve emprisonné dans des geôles on ne sait où, suite à une trahison inévitable. Pendant ce temps, toute l'équipe s'inquiète, et le monde entier se pose la question : Mais où est Largo Winch ?

Réponse : dans une prison construite sous un centre commercial en plein Hong Kong. Et là, une sorte d'homme d'affaires sans envergure, un de ces méchants idiots façon James Bond, tente de faire chanter notre milliardaire, qui l'envoie purement et simplement, se faire foutre. Car Largo, lui, il sait qu'il va s'en sortir.

Et s'il avait des doutes, il suffit de se plonger page 22 pour se rendre compte que cette fois (encore ?) on nous fait avaler des couleuvres à travers un scénario tiré par les cheveux, les oreilles et le reste. Quand un débarquement de moines Shaolin intervient pour sauver notre héros - un deus ex machina que n'aurait pas toléré même un mauvais dramaturge - c'est vraiment à se pendre.


Quand au reste, Pierre Bellet l'avait bien dit, c'est une affaire re rebondissements. Sauf qu'à force de rebondir, c'est plus le vertige voire le tournis que le lecteur va choper. En clair, ça part dans un sens pour revenir dans l'autre, et finalement non, le méchant n'était qu'un pion entre les mains d'une autre organisation qui oeuvrait en secret... Stop. C'est pénible, mal ficelé, lourd, et les paires de seins dont on nous gratifie ne font qu'ajouter au côté aguicheur.

Ça ne passe pas du tout, c'est décevant et pénible. À éviter.