Le conflit israélo-palestinien : entre haine et histoire, la cohabitation

Partenaire - 06.12.2017

Manga/BD/comics - Univers BD - conflit israël palestine - territoire israel conflit - Donald Trump ambassade


Le dernier fait d’armes du président américain souffle sur les braises. En décidant de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, Donald Trump attise les colères, les rancœurs et prend le risque d’une rupture diplomatique définitive. On ne déplace pas impunément une ambassade.

 



 

Cette situation pointe du doigt, une fois de plus, la difficile cohabitation entre les peuples palestiniens et israéliens. La recherche d’un compromis est-elle encore possible ? Cette question agite depuis des années, alors que le futur des peuples judéo-Israéliens et palestinien semble scellé. Dans une excellente tentative d’éclairage, Vladimir Grigorieff et Abdel de Bruxelles cherchent à expliquer, simplement.


En partenariat avec Editions Le Lombard

 

Saviez-vous par exemple qu’Albert Einstein fut un sioniste actif et particulièrement lucide ? En 1929, dans une lettre qu’il adressa au futur président d’Israël Chaim Weizmann, Albert Einstein déclara : « Si nous nous révélons incapables de parvenir à une cohabitation et à des accords honnêtes avec les Arabes, alors nous n’aurons strictement rien appris pendant nos deux mille années de sou rances et mériterons tout ce qui nous arrivera ». 

 

Saviez-vous que, dès les années 1910, certains Arabes de Palestine n’étaient pas dupes de leur avenir ? Suleiman al-Taji al-Faruqi, un Palestinien né en 1882 à Ramla (Israël), déclarait en 1911 déjà : « Le sionisme est le danger qui guette notre patrie. Il annonce notre exil et notre expulsion de nos demeures et nos propriétés ». Taji al-Faruqi allait devenir une dizaine d’années plus tard le premier chef du parti national palestinien arabe. 

 

Savez-vous qui furent les premiers à soutenir le sionisme politique ? En France, à la fin du XIXe siècle, les premiers à être d’accord avec les idées de Theodor Herzl, le père du sionisme politique, furent, entre autres, les antisémites. On pouvait lire à cette époque de nombreuses tribunes dans la presse qui soutenaient les idées des sionistes, avec cet espoir non camouflé que tous les Juifs un jour la France pour la Palestine. 

 

Vladimir Grigorieff est licencié en Philologie et en Histoire orientale et slave. Poète, philosophe et pacifiste, il s’est fait connaître par des livres de vulgarisation à succès, comme Philo de Base ou Religions du monde entier. Abdel de Bruxelles est un dessinateur dont on a découvert les dessins épurés dans des collectifs, comme La Revue Dessinée. Il est aussi le co-fondateur de Cultures Maison, le festival bruxellois des BD contemporaines. 

 



 

 

Vladimir Grigorieff, Abdel de Bruxelles – Le conflit israélo-palestinien, Deux peuples condamnés à cohabiter – Editions Le Lombard – 9782803637386 – 10 €