Le démon Ghost Rider reste la propriété de marvel

Clément Solym - 29.12.2011

Manga/BD/comics - Comics - Ghost Rider - Marvel - adaptation


Après quatre années de procédures judiciaires, c'est finalement l'éditeur Marvel qui l'emporte sur le plaignant, Gary Friedrich, qui se revendiquait comme le créateur de Ghost Rider. Dans les années 50 et 60, son personnage était un cowboy qui chevauchait l'Ouest américain et non ce biker dont le crâne est cerclé de flammes.

 

Pourtant, Gary revendiquait corps et âme la paternité de Ghost Rider - quoique corps et âme pour le personnage, soit un peu étrange. Le juge de district, Katherine Forrest, aura finalement décidé qu'entre la création de Friedrich et celle de Marvel, il y avait bien eu une cession des droits au profit de l'éditeur, contre un chèque. « La loi est claire à ce sujet : si un individu endosse un chèque sous condition, il accepte la condition », a conclu la juge.

 

Et elle aura de même balayé toutes les tentatives du plaignant de faire valoir l'historique de la création du personnage - à savoir qu'il avait été créé en dehors de la société Marvel, que l'éditeur l'avait embauché pour ce faire dans certaines circonstances, etc.

 

 

De fait, en 1978, Friedrich a signé un accord avec Marvel, renonçant à ses droits sur le personnage, en échange de la possibilité de travailler pour des piges et des dessins supplémentaires dans le futur. Il avait travaillé pour Marvel l'année passée, comme salarié et auteur, rappelle l'Associated Press.

 

Mais ce que Friedrich avait tenté de passer sous silence, c'est qu'en 1978, quand Marvel décide de se séparer de lui, c'est qui'l est devenu alcoolique au point d'être absolument hors de contrôle. Il finira par prendre la route, et durant toute une année, traverser le pays avec un ami en camionnette, pour réapparaître en janvier 1979, sobre. 

 

Le créateur fait son cinéma

 

En fait, et la juge ne s'y est pas laissée prendre, la procédure de Friedrich remonte à une douzaine d'années, quand il a été question que le personnage de Ghost Rider fasse l'objet d'une adaptation en film. Évidemment, les revenus auraient été pour lui bien plus significatifs que le simple chèque encaissé à l'époque. Et en avril 2004, ses avocats avaient commencé à faire valoir les droits de leur client - échouant lamentablement dans leur tentative. 

 

Lorsqu'en 2007 le film Ghost Rider, dont le personnage principal est interprété par Nicolas Cage, sort sur les écrans, le marketing et le merchandising sont monstrueusement orchestrés par le studio et l'éditeur. En outre, une suite, Ghost Rider: Spirit of Vengeance est prévue pour le mois de février. 

 

C'est à cette date qu'est alors lancée un série de plainte contre Marvel, Sony et Hasbro, qui exploitent selon leur spécialité, les produits inspirés du personange. Aux motifs de la plainte, on retrouvait violation de droit d'auteur, et violation des lois de l'Etat fédéral de l'illinois, concurrence déloyale, publicité mensongère et d'autres. 

 

Selon Friedrich, n'avaient été cédés que les droits pour la bande dessinée, quand lui conservait évidemment les droits pour des adaptations au cinéma et ailleurs. 

 

Voir la bande-annonce de Ghost Rider 2 (ou le retrouver sur Comparonet)