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Le Japon valorise son offre légale contre le piratage de mangas

Antoine Oury - 28.07.2014

Manga/BD/comics - Univers Manga - manga anime - lutte contre le piratage - Japon législation


Fin 2012, le Japon mettait en place une nouvelle législation punissant la mise en ligne de contenus piratés d'une peine pouvant atteindre jusqu'à dix ans de prison, quand le téléchargement devenait punissable de deux années d'emprisonnement. Face à l'absence de résultats, le gouvernement et une quinzaine de distributeurs se sont alliés pour créer une plateforme d'offres légales.

 


'Going Merry' in Tokyo Bay

Les autres pirates... (Stéfan, CC BY-SA 2.0)

 

 

Le manga et sa version animée, l'anime, sont parmi les produits les plus exportées de l'île, et le Japon entend bien faire revenir ce produit culturel dans le circuit légal. Dans le domaine du piratage, la voie de la répression n'est généralement pas suivie de résultats, et le gouvernement japonais choisit donc la solution pédagogique, à travers une plateforme recensant les offres légales.

 

L'Agence des Affaires culturelles a estimé les dommages à 560 milliards de yens par an (soit 4 milliards €), et le gouvernement japonais n'a donc pas hésité à investir dans une plateforme inédite, avec 15 éditeurs et distributeurs - légaux, évidemment. Le site proposera l'accès et l'achat de 250 séries, parmi les plus piratées, à des prix avantageux.

 

En complément, 580 sites pirates situés à l'étranger, mais plus particulièrement en Chine, ont reçu des demandes de retrait pour des contenus identifiés comme pirates, a annoncé le ministère de l'Économie nippon. Cependant, en raison de leur éloignement, plusieurs observateurs estiment que les demandes ne seront pas suivies d'effets.