Le parc d'attractions BD d'Angoulême : un audit en cours sur la viabilité du projet

Florent D. - 19.09.2016

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Début 2016, l’agglomération d’Angoulême confirmait la mise en projet d’un parc d’attractions, dédié à la bande dessinée. Initié en 2015, le Disneyland angoumoisin de la BD connaît peut-être quelques hoquets. Alors, l’agglo ne veut pas se faire Mickey ?

 

Centre Belge de la Bande Dessinée - 28

Ramón, CC BY SA 2.0

 

 

C’est que le budget est à la hauteur de la douce folie : 58 millions € à investir en bout de course, et l’obligation de recevoir 190.000 visiteurs annuellement pour s’assurer d’être au seuil minimal de rentabilité. Certes, sous dix ans, le parc devait avoir une capacité d’accueil de 400.000 personnes, et générer des centaines d’emplois au niveau local. Mais toutes ces données communiquées en janvier dernier n’avaient pour autant pas été concrétisées.

 

Jean-François Dauré, président de GrandAngoulême, se montrait d’ailleurs plutôt circonspect : « Je suis un ancien banquier : avant d’annoncer, je veux être certain que le projet est finançable, viable et faisable. » Et c’est encore lui qui, dans La Charente libre, fait part de réticences.

 

L’investissement pour le parc doit, de fait, débuter à 35 millions €, pour s’élever au terme de 10 années de développement à 58 millions €. En effet, sur le parc de 5 hectares, on comptera tout d’abord 10 attractions, pour 17, une fois l’ensemble des travaux réalisés. 

 

L'audit est en cours : verdict en novembre

 

Or, en marge du conseil municipal de la semaine passée, le président du GrandAngoulême lance : « Un cabinet d’audit est en ce moment en train de balayer toutes les hypothèses pour nous permettre de déterminer si le projet est viable ou ne l’est pas. » Et de préciser que toutes les conclusions seront épluchées, pour aboutir à une décision nette : si l’audit dit non, ce sera non.

 

Les résultats ne seront connus qu’en novembre prochain, mais d’ores et déjà, précise Jean-François Dauré, le partenaire qui doit monter ce parc est chaud comme la braise. « Nous, on a encore besoin d’être convaincus pour y croire », relativise-t-il.  

 

En mai dernier, Angoulême s’était lancé dans la recherche d’un cabinet indépendant, pour réaliser l’étude d’expertise en question. Le prestataire devait disposer d’« une connaissance précise des activités des parcs de loisirs et de tourisme au niveau international et réunir les compétences suivantes : expertise technique en matière de développement touristique et de loisirs ; expertise financière en matière de business plan ». 

 

Il faut convaincre pour croire en Imagiland – un nom alors apparu comme étant possiblement celui de la structure. 

 

Rappelons qu’un autre parc, également consacré à la BD, mais cette fois tourné vers l’univers de Spirou, devrait ouvrir au cours de l’été 2017, voire début 2018. Prévu dans le Vaucluse, il mettra à l’honneur le groom des éditions Dupuis, avant de prolonger d’autres perspectives avec Lucky Luke, puis le Marsulpilami.